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Élan d’amour pour la défunte artiste yukonnaise Nicole Edwards

Nicole Edwards en compagnie d'un chien.

Nicole Edwards s'est installé au Yukon en 1997.

Photo : nicoleedwardsmusic.com

L'auteure-compositrice-interprète Nicole Edwards est décédée chez elle entourée de ses proches, le 8 septembre. La fière francophile laisse derrière elle l’ensemble de la communauté musicale du Yukon, avec qui elle s’est tant impliquée.

Les messages d’amour soulignant sa musique, sa joie de vivre et son rôle de mentor dans le monde artistique n’ont pas arrêté de déferler sur les réseaux sociaux depuis l’annonce de son décès.

Nicole Edwards était atteinte de sclérodermie. Il s'agit d’une maladie auto-immune méconnue qui lui a enlevé la capacité de jouer des instruments, mais qui ne lui a jamais enlevé sa passion pour la musique ou son activisme, croit son amie et collaboratrice Andrea McColeman.

Elle était un excellent exemple [de la mentalité qui dit] voyez les points positifs et soyez reconnaissant pour ce que vous avez, peu importe ce à quoi vous êtes confronté, dit-elle.

Nicole Edwards sourit dans la forêt.

Selon son site internet, sa polyvalence et son professionnalisme lui ont valu dans son territoire d’adoption le titre « diva yukonnaise ».

Photo : Michelle Peters

Originaire de South River, en Ontario, Nicole Edwards s’est installée au Yukon en 1997.

À travers les années, l’artiste fait des performances sur la plupart des scènes du territoire, en anglais et en français. Son répertoire compte des dizaines de chansons de style jazz, blues, rock et folk.

Elle a aussi été une mentore pour de nombreux artistes du territoire, comme Sylvie Painchaud.

En 2010, l’Association franco-yukonnaise avait financé un mentorat avec Nicole qui m’avait accompagné pendant trois séances pour préparer mon premier spectacle au Yukon, se souvient la musicienne. Je pense que mon aventure musicale yukonnaise a commencé avec Nicole.

En plus de chanter ensemble dans plusieurs événements organisés au territoire, Nicole et Sylvie ont coécrit quelques chansons, dont Viens dans mes bras, qui prend aujourd’hui un tout autre sens pour Sylvie Painchaud.

C’est fou parce que cette chanson-là disait "viens dans mes bras, je te garderai au fond de mon cœur pour te bercer" et, dans le fond, c’est ce que je ressens aujourd’hui avec son départ.

Une force pour la jeunesse yukonnaise

Au-delà de son travail avec les musiciens yukonnais, Nicole Edwards est aussi reconnue pour avoir participé avec certains jeunes, en 1998, à la création de l’organisme jeunesse Bringing Youth Towards Equality, aujourd’hui appelé BYTE – Empowering Youth.

Nicole était inspirée par les inquiétudes et les idées qu’elle entendait de plusieurs jeunes et voulait trouver une façon d’aider, indique l’organisme dans une déclaration.

À titre de récompense pour ses années de travail auprès de BYTE, Nicole Edwards a même reçu, en 2016, la médaille du service méritoire (division civile) du Gouverneur général réservé aux Canadiens qui ont accompli des actions exceptionnelles et qui font honneur au pays.

Nicole Edwards et David Johnston.

Nicole Edwards a reçu la médaille du service méritoire des mains du gouverneur général du Canada, David Johnston, lors d'une cérémonie en décembre 2016.

Photo : Sgt Johanie Maheu / Rideau Hall

Elle illuminait et créait un espace pour les jeunes du nord pour diriger , explique son amie Lucie Desaulniers, avec qui elle a aussi participé à plusieurs spectacles dans le Nord.

Nicole a toujours voulu être la voix des jeunes, des diminués, de ceux qui n'avaient pas de voix en utilisant ses chansons et ses gestes avec générosité. Elle va beaucoup nous manquer.

Une citation de :Lucie Desaulniers
Les deux femmes sur scène.

Nicole Edwards (à gauche) en compagnie de Lucie Desaulniers lors d'un concert de Yukon Women in Music, en 2010.

Photo : Lucie Desaulniers

Une francophone de coeur et de prénom

Ayant appris le français lors d’immersions au Québec, en Acadie et en France, Nicole Edwards s’est rapidement prise d’amour avec la communauté franco-yukonnaise.

Nicole était très fière de s’appeler Nicole [...] elle était fascinée par la francophonie et elle y sentait un attachement particulier grâce à son prénom, explique Sylvie Painchaud. Elle insistait toujours pour qu'on lui parle en français et elle était très fière de cet attachement à la communauté franco-yukonnaise.

C’était vraiment une grande amie de la francophonie et une grande amie de tout le monde au Yukon.

Une citation de :Sylvie Painchaud

Que ce soit lors d’événements comme les 5 à 7 en musique de l’AFY ou les concerts en français de Yukon Women in Music, la musicienne a participé à de nombreux projets dans la francophonie.

C’était toujours quelqu’un de génial à avoir dans l’équipe pour aider autant au niveau musical que technique, explique la directrice par intérim des arts et cultures de l’AFY, Virginie Hamel. Elle était là et avait une énergie particulièrement rayonnante et réjouissante.

Je pense qu’elle a influencé la carrière de beaucoup de monde.

Une citation de :Virginie Hamel, directrice par intérim des arts et cultures de l’AFY

Avec des informations de Claudiane Samson

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