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La fin possible de l’industrie des hydrocarbures suscite jubilation et déception

Forage au puits Galt no 4 de Junex

Forage au puits Galt no 4 de Junex, à Gaspé (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des groupes environnementaux qui luttent pour éliminer l'industrie pétrolière et gazière au Québec jubilent devant la perspective d’une interdiction totale de cette industrie. De leur côté, les entrepreneurs se montrent déçus.

Le porte-parole de l’organisme Environnement Vert Plus, Pascal Bergeron, est totalement ravi que le gouvernement envisage d'en finir avec les hydrocarbures.

Des gens manifestent à Gaspé en marge de la Semaine de la Terre.

Des gens ont marché à Gaspé, en avril dernier, pour exprimer leur opposition à l'Industrie des hydrocarbures. (archives)

Photo : Dasha Vymetalova

J’ai failli pleurer quand j’ai entendu ça, raconte-t-il. On va enfin là où on devrait aller.

Ce sont potentiellement des années de lutte qui se terminent avec une conclusion heureuse.

Une citation de :Pascal Bergeron, porte-parole d'Environnement Vert Plus

La directrice du Centre québécois du droit de l'environnement, Geneviève Paul, accueille elle aussi très favorablement cette possibilité. Ce serait une excellente nouvelle si ça se concrétisait, juge-t-elle.

Ce serait une première en Amérique du Nord et un geste nécessaire pour protéger la population face à la crise climatique.

Une citation de :Geneviève Paul, directrice du Centre québécois du droit de l'environnement

Approche précipitée, selon les industriels

Le président de l'Association de l'Énergie du Québec, Éric Tétrault, estime que l'approche du gouvernement est précipitée et ne tient pas compte de tous les enjeux.

Selon M. Tétrault, la transition énergétique prendra au moins 10 ans. Entretemps, le gouvernement devrait tenir compte des avancées technologiques qui permettent, à son avis, de produire du gaz naturel sans émettre de gaz à effet de serre.

Des travailleurs spécialisés devant une exploitation gazière.

Des travailleurs de l'industrie du pétrole (archives)

Photo : Reuters / Todd Korol

Ce serait une position gouvernementale qui ne tient pas compte de la technologie actuelle, déplore-t-il.

La technologie existe pour faire beaucoup mieux que d'importer tout notre gaz naturel comme c'est le cas actuellement.

Une citation de :Éric Tétrault, président de l'Association de l'Énergie du Québec

L’Association demande au gouvernement une chance de faire une démonstration de cette technologie dans le cadre d'un projet pilote. Nous avons une proposition qui, je pense, ne pourra pas être refusée par le gouvernement, affirme M. Tétrault.

L'industrie évoque aussi d'éventuels recours juridiques pour faire valoir ses droits. Selon Éric Tétrault, des compensations devraient tenir compte des dépenses déjà engagées, mais aussi des pertes de revenus que l'exploitation aurait générées.

Exploration pétrolière à Anticosti.

Québec a mis fin à l'exploration pétrolière à Anticosti en 2019. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien a indiqué que la question des dédommagements que Québec pourrait devoir verser à des firmes est prise en compte.

Selon un rapport publié en juin par le Centre québécois du droit de l'environnement, l'Assemblée nationale dispose de tous les pouvoirs législatifs nécessaires pour mettre fin aux activités liées aux hydrocarbures sur le territoire québécois, et ce, de façon rétroactive et sans verser d'indemnisations financières aux industriels.

Avant de statuer dans le dossier, Québec affirme attendre qu'une décision soit rendue dans la poursuite qui l'oppose à Gaspé Énergie au sujet du projet Galt, près de Gaspé.

L'entreprise tente d'invalider un article du règlement sur les hydrocarbures qui interdit les forages à moins de 1000 mètres d'un milieu hydrique.

Avec les informations d'Isabelle Larose et de Denis Leduc

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