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Services de garde : les retombées des promesses libérales et conservatrices

Trois enfants jouent au parc.

Les parents torontois paient les frais de garderie les plus élevés au pays.

Photo : CBC

Radio-Canada

Qu’est-ce que les partis fédéraux ont à offrir aux parents de la région de Toronto, qui paient des fortunes en frais de garde? L’approche des conservateurs et des libéraux est très différente.

En 2020, huit des dix endroits où les frais de garderie étaient les plus élevés au pays se trouvaient dans le Grand Toronto, avec la ville de Toronto elle-même en tête.

Il s’agit d’une somme équivaut ou dépasse ce que les parents versent pour leur hypothèque ou pour leur loyer, affirme David Macdonald, économiste principal au Centre canadien de politique alternative.

Il a récemment fait des calculs pour déterminer combien les familles peuvent s’attendre à économiser si l’un ou l’autre des partis est élu.

L’objectif de 10 $ par jour

Les libéraux ont promis, lors du dépôt du budget en avril, de consacrer 30 milliards de dollars à la création d’un programme national de garderies.

L’objectif est de réduire les frais de garde, d’abord de moitié en 2022. Ils seraient ramenés à 10 $ par jour en cinq ans.

À Toronto, les parents de très jeunes enfants paient 22 000 $ par année pour envoyer un enfant à la garderie, note l’économiste. Pour ces familles, une réduction de 50 % des frais de garde se traduirait par une économie de 11 000 $.

Les libéraux promettent aussi de créer des places en garderie et d’embaucher des éducatrices, pour lesquelles il y a un grand besoin, selon Carolyn Ferns, de la Coalition ontarienne pour de meilleurs services éducatifs à l’enfance.

Mm Ferns, qui est coordonnatrice des politiques, souligne que la main-d’oeuvre est un problème criant. Ce sont les éducatrices et les travailleuses en garderie qui créent des programmes de qualité. S’ils ne sont pas bien payés, ils ne resteront pas.

Un crédit d’impôt

Les conservateurs, eux, veulent convertir la déduction pour frais de garde en un crédit d’impôt remboursable qui pourrait couvrir jusqu’à 75 % des frais de garde des familles à faibles revenus.

Le parti évalue qu’une famille dont le revenu s’élève à 30 000 $ pourrait ainsi toucher 6000 $, une famille qui gagne 50 000 $ toucherait 5200 $ et une famille dont le revenu est de 80 000 $ recevrait 4800 $.

Ceux qui appuient cette approche font valoir que le crédit d’impôt est une approche plus flexible et que les parents pourront choisir le type de services de garde qui leur convient, sans être limités aux places dans les garderies agréées.

L’économiste David Macdonald calcule qu’en 2022, la formule mise de l’avant par les conservateurs se traduirait par des économies de 1000 $ pour des familles torontoises.

Le résultat varie un peu en fonction du revenu, ajoute-t-il.

Dans la grande région de Toronto, dans les villes comme Vaughan et Oakville, où les revenus sont assez élevés, il n'y aurait probablement pas d’économie, estime M. Macdonald. Vous obtiendrez le nouveau crédit remboursable, mais vous perdrez la déduction pour frais de garde d’enfants.

L’Ontario offre déjà un Crédit d’impôt de l’Ontario pour la garde d’enfants, qui fonctionne de façon similaire. Le montant net que les parents ontariens toucheraient dépendrait en grande partie de la réponse du gouvernement ontarien, selon qu’il maintiendrait ou non son propre crédit d’impôt, explique-t-il.

L’Ontario dans l’incertitude

Même si les libéraux étaient élus, rien n’est certain. Contrairement à d’autres provinces, l’Ontario n’a signé aucune entente avec le gouvernement libéral fédéral pour l’implantation du programme de garderies.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce est ouvert à l’idée, mais a déclaré que le financement devait s’accompagner d’une flexibilité pour répondre aux besoins uniques de chaque parent .

Carolyn Ferns a bon espoir que le gouvernement Ford participe au programme, après les élections fédérales.Il y a beaucoup de choses en jeu , a-t-elle déclaré, au sujet du scrutin. C'est un plan de 30 milliards de dollars qui pourrait être perdu.

D'après les informations de Kate McGillivray de CBC

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