•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Annamie Paul a songé à démissionner comme chef des verts

Elle n’a toutefois pas voulu laisser le Parti vert sans chef, ce qui aurait nui à la formation, selon elle.

Plan rapproché d'Annamie Paul.

Annamie Paul dit qu'elle ne voulait pas nuire au Parti vert en le laissant sans chef.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada

La chef du Parti vert, Annamie Paul, affirme qu'elle a pensé plusieurs fois à céder sa place à la tête de son parti, mais qu'elle ne l’a pas fait pour éviter de créer un vide à l’aube du déclenchement d’élections générales.

Elle a fait cet aveu à l'occasion d’une entrevue accordée à CBC (Nouvelle fenêtre) qui sera diffusée mercredi soir.

L’atmosphère était devenue si mauvaise après la défection de la députée verte Jenica Atwin au profit des libéraux qu’elle a envisagé cette option à plusieurs reprises, admet-elle.

J'ai été très honnête en disant qu'il y avait eu des moments où j'avais pensé à démissionner, dit-elle en entrevue.

Mme Paul dit tenir le coup et salue tous les candidats – lesquels forment le contingent le plus diversifié dans l’histoire du parti – qui ont tant sacrifié, selon elle.

Ce qui m'a certainement aidée à traverser ces derniers jours et, vous savez, avant les élections, c'était de penser aux candidats forcés de prendre des congés sans solde de leur travail, dit Mme Paul. Commencer les élections sans chef aurait rendu un mauvais service au parti, juge-t-elle.

Envisager l’après-élections

Annamie Paul dit qu’elle décidera de son avenir au sein du Parti vert lorsque les résultats du scrutin seront connus, la semaine prochaine.

D’ici là, elle dit être comme sur un fil d’équilibriste : elle veut à la fois donner un appui aux candidats qui en ont besoin, mais elle ne veut pas nuire à d’autres dans leurs chances de remporter un siège. D’ailleurs, de passage en Atlantique cette semaine, Mme Paul a évité d’aller à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, pour ne pas nuire à la candidate locale, Nicole O’Byrne. Il s’agit de la circonscription représentée par Jenica Atwin, et l’une des trois circonscriptions que les verts avaient obtenues en 2019.

Je veux que nos candidats aient les meilleures chances, a dit Mme Paul. Je veux m'assurer que je ne fais rien qui puisse leur nuire.

Pas la première fois

Mme Paul avait déjà songé à quitter la direction du Parti vert après l'annulation d’un vote de confiance à son égard qui devait se tenir en juillet.

Cela a été incroyablement douloureux pour moi et ma famille, et je veux être franche à ce sujet, disait-elle à l’époque.

Lorsqu’elle a pris les rênes du parti, en 2020, les attentes étaient grandes : la formation voulait marquer un changement en mettant à sa tête une personne issue de la diversité. Mme Paul est en effet la première femme noire et de confession juive à diriger un parti politique fédéral.

Mais son règne a été entaché par la controverse entourant le départ de Mme Atwin pour le Parti libéral et la fronde interne qui s’en est suivie.

Mme Paul a aussi affirmé que les tentatives pour la pousser vers la sortie étaient motivées par du racisme et du sexisme à son égard, alimentés par des membres du conseil fédéral du Parti vert.

D’après un article de David Thurton et Rosemary Barton, de CBC

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !