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Brian Mulroney manifeste son appui au conservateur Erin O’Toole

L'ancien premier ministre du Canada a vanté « le véritable leadership » du chef conservateur, qui le mènera, selon lui, à gouverner le pays.

Brian Mulroney parlant derrière un micro, l'index de la main droite en l'air.

Brian Mulroney est venu prêter main-forte à Erin O'Toole mercredi soir.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Après Justin Trudeau, qui a pu compter sur Jean Chrétien pour galvaniser les troupes libérales, c'était au tour du chef conservateur Erin O'Toole d'obtenir le soutien d'un ancien premier ministre du Canada, Brian Mulroney.

Autrefois chef du Parti progressiste-conservateur, M. Mulroney, qui a été au pouvoir de 1984 à 1993, a prononcé un discours mercredi soir devant des partisans conservateurs réunis à Orford, en Estrie. Sa femme, Mila Mulroney, l'accompagnait pour l'occasion.

Je ne suis pas ici ce soir pour attaquer qui que ce soit, a-t-il lancé à la foule, après que Jean Chrétien eut écorché la veille M. O'Toole et le chef bloquiste Yves-François Blanchet, lors d'un discours à Brampton.

Je suis ici pour une seule raison, a poursuivi M. Mulroney, pour aider Erin O'Toole à se faire élire comme prochain premier ministre du Canada!

Avec humour, l'ex-premier ministre de 82 ans a vanté les mérites de M. O'Toole, qui fait preuve, selon lui, d'un véritable leadership nécessaire pour gouverner le pays. Erin O'Toole obéit à de solides principes et [possède] le courage de les défendre en toutes circonstances, a-t-il poursuivi.

M. Mulroney a relevé au passage les similitudes entre son propre parcours et celui de l'actuel chef du Parti conservateur : Je suis de souche irlandaise, Erin aussi. Je suis devenu avocat, Erin aussi. Je me suis marié, Erin aussi. Je suis devenu chef du parti, Erin aussi.

Je suis devenu leader de l'opposition officielle, Erin aussi. Je suis devenu premier ministre du Canada. Et, la semaine prochaine, Erin aussi.

Une citation de :Brian Mulroney, ancien premier ministre du Canada (1984-1993)

M. Mulroney a raconté avoir reçu un appel d'Erin O'Toole, il y a de cela cinq mois, pour lui demander conseil. Il m'a dit : M. le premier ministre, je dois vous dire que les sondages nous sont défavorables, la couverture médiatique [du PCC] est négative et il y a de la grogne au sein du parti.

Je lui ai répondu : Erin, tu devrais t'en réjouir! C'est exactement ce qu'ils ont dit de moi trois mois avant l'élection de 1984, quand nous avons remporté la plus grande majorité de l'histoire du Canada, a-t-il déclaré, sous les acclamations des partisans. Les conservateurs avaient obtenu 211 sièges sur 282 cette année-là.

L'ex-premier ministre canadien a souligné qu'il n'était pas le seul à se ranger derrière M. O'Toole. La déclaration du premier ministre [François] Legault à son égard est très révélatrice, a-t-il observé, évoquant l'appui tacite que ce dernier a manifesté au chef conservateur.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Orford marquait le dernier arrêt de campagne d'Erin O'Toole en sol québécois. Un peu plus tôt, la caravane conservatrice s'était arrêtée à Jonquière, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où M. O'Toole s'est présenté comme le nouveau chef avec une nouvelle approche.

Sous sa gouverne, a-t-il affirmé, le parti est à la fois inclusif, diversifié et progressiste. Ce n’est plus le Parti conservateur du temps de votre père ou de votre grand-père, a-t-il insisté.

Blanchet réplique à Chrétien

Dans son discours prononcé la veille, l'ancien chef libéral Jean Chrétien, qui a aujourd'hui 87 ans, a notamment accusé le leader du Bloc québécois de prétendre parler au nom des Acadiens, dans la foulée de l'annulation d'une rencontre entre M. Blanchet et des membres de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick.

Eh bien, les Acadiens lui ont dit : "Mêle-toi de tes affaires. On est capable de parler pour nous-mêmes", a commenté Jean Chrétien.

Une intervention que M. Blanchet a beaucoup aimée, a-t-il ironisé, mercredi. En point de presse à Longueuil, le chef bloquiste s'est dit prêt à faire un effort, à condition que le chef libéral Justin Trudeau fasse de même.

M. Chrétien, rendez-moi un service : dites à M. Trudeau, quand on parle de langue [...], de valeurs québécoises [...], de gestion du système de santé au Québec [et] de financement des infrastructures municipales au Québec, de se mêler de ses affaires, a déclaré Yves-François Blanchet.

À l'image des libéraux et des conservateurs, les néo-démocrates ont eux aussi eu recours à une grosse pointure pour promouvoir leur campagne. Mercredi, l'ancien chef néo-démocrate Ed Broadbent a signé l'infolettre du NPD, dans laquelle il a appelé les partisans à contribuer à la campagne de Jagmeet Singh.

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