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Les hôpitaux de Hamilton aux prises avec une grave pénurie de personnel

Une infirmière dans une salle d'opération.

La pénurie de personnel hospitalier touche la région de Hamilton (archives).

Photo : Getty Images / gpointstudio

Radio-Canada

Tous les hôpitaux de la région de Hamilton tentent d’embaucher des infirmières. En fait, il y a une demande importante pour presque tous les postes dans le système de santé.

C’est ce qu’a dévoilé Sharon Pierson, directrice de l'exploitation et vice-présidente exécutive des opérations cliniques de Hamilton Health Sciences (HHS), lors d'une assemblée générale du personnel le 19 août.

Le bassin de travailleurs est épuisé après avoir été en première ligne pendant quatre vagues de la COVID-19, indique-t-elle.

Nos écoles et nos centres de formation n'ont pas été en mesure de diplômer le nombre d'étudiants que nous avons l'habitude de recevoir et il y a une demande importante, a déclaré Mme Pierson.

De son côté, la porte-parole du HHS, Wendy Stewart, a indiqué à CBC Hamilton, dans un courriel, que d'autres pénuries de personnel concernent les inhalothérapeutes, les technologues spécialisés en radiation médicale et les techniciens en pharmacie.

Un porte-parole de l’hôpital Joseph's Healthcare Hamilton a également reconnu par courriel que l’hôpital est confronté à une pénurie de personnel, surtout en ce qui concerne les soins infirmiers.

Pas qu’à Hamilton

Le président de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC), Tim Guest, a déclaré dans un courriel que les pénuries de spécialistes en soins intensifs étaient déjà importantes avant la pandémie. De nombreux établissements de soins de santé - en particulier dans les zones rurales - dépendaient d'infirmières intérimaires pour faire fonctionner un tiers de leurs effectifs.

Les opérateurs de soins de longue durée avaient également du mal à trouver des infirmières, et l'AIIC constatait davantage de postes vacants dans les unités médico-chirurgicales et les unités de santé mentale. Les établissements de soins de santé comblaient alors ces lacunes par des heures supplémentaires.

La pandémie a exacerbé cette situation, nous avons entendu parler de taux de vacance de plus de 20 % et d'affectations par centaines dans certains endroits, a écrit M. Guest.

Cette situation n'est pas viable et nous sommes sérieusement préoccupés par l'épuisement supplémentaire des infirmières et des travailleurs de la santé, ainsi que par une détérioration de la situation avec davantage de personnes choisissant de quitter la profession.

Selon l'AIIC, il y a une préoccupation particulière dans les milieux ruraux.

Le Norfolk General Hospital a fermé son service de travail et d'accouchement lundi en raison de la pénurie nationale de personnel infirmier.

Selon M. Guest, les infirmières quittent le marché du travail en raison de charges de travail ingérables, de congés annuels annulés et de la détresse morale causée par le fait d'être témoin de la souffrance humaine. Il ajoute que les manifestations contre la santé publique devant les hôpitaux nuisent également.

Recrutement agressif

Selon Mme Stewart et M. Guest, il y a toujours un nombre satisfaisant d’étudiants en soins infirmiers.

Nous avons cependant du mal à former tous ceux que nous pourrions en raison des limitations en termes de places, de professeurs et de stages cliniques liées aux pressions du système de santé, a ajouté Mme Stewart.

Cheryl Williams, vice-présidente exécutive des opérations cliniques et directrice des soins infirmiers à St. Joseph's, a déclaré que certaines des méthodes de recrutement comprennent des salons de l'emploi virtuels, le recrutement d'un plus grand nombre d'infirmières spécialisées provenant d'agences dans des secteurs clés comme les unités de soins intensifs, un programme de mentorat formel pour les infirmières expérimentées qui enseignent aux nouvelles recrues et l'offre de plus de possibilités de formation.

M. Guest, lui, se dit préoccupé par le nombre de jeunes infirmières qui quittent la profession.

Nous devrions être plus préoccupés par la tendance des infirmières novices qui quittent la profession prématurément.

Selon M. Guest, les politiciens doivent créer un organisme national de coordination pour combler les lacunes en matière de dotation en personnel en santé et faire un meilleur travail de collecte de données pour améliorer la planification.

Nous n'avons aucune idée réelle de la demande à travers le pays. Faire correspondre l'offre et la demande en matière de main-d'œuvre infirmière est très délicat, d'où la nécessité d'une planification beaucoup plus complète.

Avec les informations de CBC News

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