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Isaël Huard, une passion pour les univers sonores

Isaël Huard assis au bord d'un cours d'eau dont il capte le bruit.

Isaël Huard se passionne pour l'enregistrement et la création de sons. Réalisation et montage, David Béliveau

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

David Béliveau

Isaël Huard a une inclination pour les sons qui nous entourent, c’est le moins que l’on puisse dire. Que ce soit enregistrer des sons ambiants, les manipuler via des logiciels spéciaux ou créer lui-même les sons dont il a besoin pour ses projets, il aime tout ce qui s’applique à l’univers sonore. 

C’est avec la musique qu’il exerce d’abord son oreille en jouant de la guitare vers l’âge de 10 ans pour plus tard faire partie de groupes rock durant son adolescence.

Amateur de films et de jeux vidéo, il chérit très tôt le désir de concevoir les ambiances sonores et effets spéciaux audio indispensables à ces deux mondes.

À l'université, Isaël Huard amorce la composition musicale. Il s’intéresse à la musique classique ainsi qu'à la musique expérimentale. C’est aussi là qu’il découvre la musique concrète qui consiste à enregistrer des bruits ambiants, à les manipuler grâce à des logiciels et à en faire un montage sonore. 

Et le déclic se fait : il sait dès lors que sa vie gravitera autour de la création sonore, non seulement dans la composition musicale, mais aussi dans la production d'univers sonores pour les médias audiovisuels tels le cinéma, les séries télévisées et les jeux vidéo.

Isaël Huard fait une captation de sons de la ville.

Isaël Huard enregistre aussi les sons de la ville.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Grâce à l’aide d’un mentor, il fait ses débuts en postproduction audio pour le cinéma et la télé à partir d'avril 2018. C’est avec un peu de chance et un peu de passion que je suis tombé dedans, souligne-t-il.

Susciter l'émotion

Pour Isaël, évoquer les émotions dans un film ou toute autre production audiovisuelle passe par le son. Le son est crucial en général, dit Isaël Huard qui cite Georges Lucas et la place prépondérante qu'occupe l'ambiance sonore dans ses films.

Isaël Huard assis dans la forêt parlant à un c

Isaël Huard nous explique son travail d'ingénieur du son.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Les films d’horreur en sont d’ailleurs un exemple parfait, selon lui. Les émotions angoissantes tombent automatiquement si le spectateur se coupe du son en se bouchant les oreilles. À l’inverse, même lorsqu'on se ferme les yeux, la tension demeure transmise et inaltérée à travers l’ambiance sonore et la musique.

C’est ce qu’Isaël Huard dit rechercher lorsqu’il travaille avec le son pour vraiment susciter l’intérêt des auditeurs.

L'ingénieur de son Isaël Huard est accroupi avec son équipement captant le bruit d'un cours d'eau qu'il caresse de la main.

L'ingénieur du son Isaël Huard au travail.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Parmi les nombreux projets auxquels a travaillé, le balado intitulé La Place est celui dont il est le plus fier.  Cette réalisation d’Edmonton produite par la Société historique francophone de l’Alberta aborde l’histoire des francophones de l'Alberta. Isaël en a assuré la technique, la production sonore ainsi que le montage audio. 

C’est de prendre quelque chose du point A au point Z, de vraiment l’avoir du début jusqu’à la fin qui est une fierté pour moi, dit-il.

Le 27 août dernier, le balado La Place s’est d'ailleurs vu attribuer un prix du Canadian Podcast Awards dans la catégorie Série francophone exceptionnelle.  

Portail de L'atelier culturel.

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