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Un nouvel édifice municipal écoénergétique pour la ville d’Argyle

La façade de la nouvelle bâtisse municipale à Tusket.

La bâtisse municipale a ouvert ses portes au public à la fin juin.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Radio-Canada

La municipalité d’Argyle, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, s’est dotée d’un bâtiment municipal « net zéro », accessible au public.

Estimé à près de quatre millions de dollars, le nouvel édifice municipal comprend notamment un hall d'entrée, une salle du conseil, des bureaux, un parc de panneaux solaires et aussi une cuisine communautaire.

Ça va servir la communauté

Une citation de :Danny Muise, préfet de la municipalité d’Argyle

En plus de la cuisine qui peut être réservée pour des fêtes de familles ou d'entreprises, la salle du conseil permet plusieurs aménagements. Par exemple, des tables amovibles sont mises à la disposition des communautés autochtones avoisinantes lors de leurs rencontres.

La municipalité désirait depuis longtemps acquérir ce genre d'édifice « net zéro ». Finalement, en 2017, le conseil a décidé de passer à l'action.

On a eu des consultations avec le public, sur quel type de bâtisse ils aimeraient avoir, et on a été avec cela, dit le préfet.

Quatre ans plus tard, Argyle a une bâtisse qui répond aux besoins des résidents. De plus, les employés ont maintenant tous leur bureau avec une fenêtre et de la lumière naturelle.

Une table ronde où peuvent s'asseoir une douzaine de personnes dans la salle du conseil du nouvel édifice écoénergétique à Argyle.

La salle du conseil du nouvel édifice écoénergétique à Argyle est plus grande et fonctionnelle.

Photo : Charlène LeBlanc

Un investissement rentable et durable

La municipalité a dû trouver des moyens de financer ce projet, sans piger dans le budget général. La construction d'un édifice « net zéro » a permis au conseil d'avoir accès à des subventions octroyées par le gouvernement fédéral. Le conseil a aussi utilisé de l'argent qui provient du fond de la taxe sur l'essence.

C’est une grande dépense, dit Danny Muise, mais on avait de l'argent pour le faire.

Danny Muise voit des retombées à long terme et souligne que c’est une bâtisse très durable, d’une cinquantaine d’années de vie, et plus encore.

Danny Muise debout devant le parc de panneaux solaires

Le préfet, Danny Muise, est content que la municipalité d'Argyle ait osé payer plus cher pour un bâtiment qui consomme moins d'énergie que ce qu'il produit.

Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel

Le préfet croit aussi que le bâtiment finira par coûter moins cher à long terme qu'un édifice traditionnel. Danny Muise estime que le parc solaire va produire plus d'énergie que ce que la bâtisse consomme. Et la municipalité va pouvoir vendre les surplus à Nova Scotia Power.

Cela va nous sauver des milliers et des milliers de dollars par année. On l’a fait pour le futur aussi.

Une citation de :Danny Muise, préfet de la municipalité d’Argyle

D’après lui, les municipalités seront éventuellement obligées de se tourner vers les énergies vertes.

Un projet apprécié, mais pas parfait

Bien que la plupart des gens semblent contents, le projet s’est mérité quelques critiques.

Peu importe ce qu'on fait , on sait qu'on ne peut pas satisfaire tout le public, explique Danny Muise , et beaucoup de gens nous ont dit qu'il n'aimait pas la couleur.

L'édifice est brun, mais une couleur ça se change, dit le préfet.

Un autre défi est de trouver une solution pour diminuer l'écho dans les salles de réunion.

Enfin, il y a le manque de recours dans le cas, plutôt rare, d’une perte de courant. La municipalité avait accès à une génératrice à l'ancienne bâtisse. Cependant, avec une désignation « net zéro », les énergies fossiles sont défendues.

Mais, le préfet assure qu’au cours des 13 dernières années, la municipalité a eu recours à la génératrice seulement deux fois lors de pannes. La municipalité a donc choisi de courir le risque de subir une panne, plutôt que de se procurer une batterie qui coûte cher et prend de la place.

Avec les informations de Rebecca Martel

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