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Pénurie de munitions dans certains commerces de la région

Des munitions sur des tablettes.

Des munitions sur les tablettes d'un commerce.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

À quelques jours de l’ouverture de la chasse à l’orignal et aux petits gibiers, certains commerçants de la région manquent de munitions.

Après la pénurie de véhicules récréatifs et de matériaux de construction, voilà que les chasseurs pourraient avoir de la difficulté à mettre la main sur des munitions.

Certains commerces de la région affirment que plusieurs munitions sont en rupture de stock, alors que d'autres commerces imposent des restrictions sur les quantités d’achats.

Des armes et des munitions dans un magasin de chasse et pêche.

Les propriétaires d'Écotone à Ville-Marie ont prévu le coup. Ils ont quadruplé leur stock de munitions.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Chez Écotone à Ville-Marie, les étagères sont bien remplies de munitions. Il y en a même en réserve. Le copropriétaire Alain Richer avait prévu le coup. Il a quadruplé son inventaire de munitions au cours des derniers mois.

Il n’y a aucune munition dans aucun calibre qu’on manque. Ça se peut que vous changiez de sorte de balles, mais c’est sûr que vous allez aller à la chasse, il n’y a pas de problème, assure-t-il.

Les commerces assistent au phénomène du papier de toilette, observé en début de pandémie. Les chasseurs ont peur de manquer de balles. Plusieurs des clients d'Écotone arrivent de l’extérieur pour acheter des munitions en très grandes quantités puisque les propriétaires n’ont pas imposé de limite d’achats.

J’ai beaucoup de clients qui viennent et c’est 5-10-15-20 boîtes, alors que normalement, c’est une. Là, ils dévalisent notre inventaire.

Une citation de :Alain Richer, copropriétaire d'Écotone à Ville-Marie

À quelques dizaines de kilomètres au sud, Pronature, à Témiscaming, a un inventaire considérablement à la baisse, si bien que les clients sont limités à une seule boîte de munitions. La même situation est observée au Pronature de Rouyn-Noranda.

Le petit gibier ouvre le 18 septembre, puis on est déjà en rupture de stock dans plusieurs calibres, que ce soit le 20, le 12, le 410, explique le propriétaire du Pronature de Témiscaming, Sébastien Duval.

Un message collé dans la porte d'un Pronature indique que « dû au contexte actuel et à la situation hors de notre contrôle, nous sommes dans l'obligation de limiter la vente de munitions gros calibre à une boîte par client ».

La direction de l'entreprise Pronature de Rouyn-Noranda informe les clients dès leur entrée dans le magasin.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Les commandes de Pronature ont pourtant été passées en février dernier, mais elles tardent à être livrées.

Je te dirais que c’est 0,5 % de nos commandes qui sont rentrées, c’est tout. On attend toujours, déplore-t-il.

Prudence

Devant cette réalité, certains chasseurs pourraient être tentés par la fabrication de munitions artisanales. La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs appelle à la prudence.

C’est un domaine qui est assez spécialisé, ça demande une expertise, ça demande des équipements spécialisés aussi pour faire ce qu’on appelle du remplissage de balle, en bon français du reload. Il ne faut pas s’improviser là-dedans parce qu’il peut y avoir des conséquences désastreuses, affirme la présidente régionale, Nathalie Dallaire.

L’ouverture de la chasse à l’arbalète et aux petits gibiers a lieu samedi.

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