•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Être Québécois au sein du Canada, un « choix risqué », selon Blanchet

Yves-François Blanchet lors d'une conférence de presse.

La caravane bloquiste s'est arrêtée à Longueuil, où Yves-François Blanchet a rejeté les appels au vote stratégique lors du scrutin du 20 septembre.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

« Être Québécois à l'intérieur du Canada est, au mieux, [...] un choix risqué » : à quelques jours du scrutin, Yves-François Blanchet, qui rejette les appels au vote stratégique, a estimé que le choix des électeurs de la province le 20 septembre se cristallisera autour du « droit » d'être Québécois.

En point de presse à Longueuil, mercredi, le chef du Bloc québécois est revenu sur les propos qu'il avait tenus plus tôt en matinée, au micro de Paul Arcand. La question de l’urne, au moins au Québec, on commence à la connaître : c’est le droit d’être Québécois, a-t-il déclaré.

Depuis le débat des chefs en anglais, M. Blanchet, qui estime y avoir subi un affront, revient sur cette expérience pour mieux rappeler aux électeurs l'importance du Bloc québécois aux Communes.

La question, on ne l’a pas demandée, on l’a subie. Ce n’est pas un cadeau, c’est une révélation, a-t-il lancé, faisant ainsi référence à la question posée par la modératrice Shachi Kurl qui portait, notamment, sur la loi 21 sur la laïcité. Le prélude de ladite question qualifiait cette loi de « discriminatoire ».

Les derniers jours ont révélé qu’être Québécois à l’intérieur du Canada est, au mieux, en termes de culture [et] de langue, un choix risqué, a-t-il tranché.

M. Blanchet a dit voir dans les chiffres favorables d'un sondage interne du Bloc, qu'a révélés le Journal de Montréal, la confirmation d'une polarisation des visions entre ce que les gens du Québec et du Canada perçoivent comme la manifestation des valeurs québécoises.

Être Québécois, c’est faire partie d’une nation différente d’être Canadien. Et une nation ne confie pas son âme à une autre.

Une citation de :Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Le chef bloquiste a insisté sur l'importance que le Québec ait pleine juridiction en matière d'art, de culture, de langue et de valeurs, et c'est ce qu'il s'engage à défendre dès la reprise des travaux aux Communes.

Tandis que les chefs fédéraux ne s'entendent pas au sujet du vote stratégique, M. Blanchet a plutôt appelé les électeurs à voter avec leur « cœur », leur « âme » et leurs « convictions ».

Sur la question du vote stratégique, le chef bloquiste estime que les gens se sont fait servir cette espèce de bouillabaisse surette un peu trop souvent, tant et si bien qu'ils n'y croient plus.

À cinq jours du scrutin, M. Blanchet est d'avis que les appels au vote stratégique des libéraux trahissent une inquiétude au sein des troupes de Justin Trudeau. Qu'il continue à faire sa campagne, a-t-il commenté. Les Québécois feront leur choix.

Faire revivre le projet de loi C-10

Le scénario d'un gouvernement minoritaire, qui s'est de plus en plus imposé en fin de campagne, n'est pas pour déplaire au chef du Bloc. Sa formation politique aurait alors davantage de leviers, dit-il, pour se faire entendre.

Selon M. Blanchet, le projet de loi C-10, par exemple, n'aurait pas comporté d'importants ajouts, comme des amendements assurant la protection et la promotion de créations francophones sur les plateformes numériques, n'eût été l'action du Bloc québécois.

Au moment des débats visant à modifier la Loi sur la radiodiffusion, les libéraux formaient un gouvernement minoritaire.

Le chef du Bloc était justement à Longueuil, mercredi, pour exhorter M. Trudeau et le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, à unir leurs forces à celles de son parti afin de ramener le « défunt » projet de loi C-10 à l'ordre du jour.

Adopté aux Communes, C-10 n'avait pas obtenu le feu vert du Sénat à temps.

Si Justin Trudeau venait à former un gouvernement minoritaire, M. Blanchet lui demande un engagement formel de déposer le projet de loi C-10 dans sa forme modifiée et amendée dès la première occasion.

S'il advenait qu'Erin O'Toole soit porté au pouvoir, le Bloc déposerait par lui-même le projet de loi et solliciterait alors l'aide du PLC et du NPD, avec qui il s'engage à collaborer. On comprend qu'on ne peut pas se fier aux conservateurs pour ramener le projet de loi sur la radiodiffusion ou protéger les arts et la culture, a-t-il jugé.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !