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Erin O’Toole fait sa profession de foi progressiste

Portrait d'Erin O’Toole.

Erin O’Toole a fait un arrêt à Jonquière mercredi.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Pro-choix, allié de la communauté LGBTQ et des minorités culturelles, ami des travailleurs et des leaders syndicaux... Erin O'Toole s'est présenté devant les médias mercredi matin avec un message hors du commun pour un leader conservateur : sous sa gouverne, il s'agit d'un parti progressiste.

À cinq jours du vote, et tandis que les libéraux et les néo-démocrates jouent du coude pour séduire l'électorat progressiste au pays, le chef conservateur a décidé de sauter dans la mêlée mercredi, lors d'un point de presse à Jonquière, dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Élu à la tête des conservateurs il y a à peine un an, Erin O'Toole a répété qu'il était un nouveau chef avec une nouvelle approche, affirmant que, sous sa gouverne, le Parti conservateur est une formation renouvelée. Selon lui, le Parti conservateur est inclusif, diversifié, ouvert, progressiste et proche des travailleurs.

Dès mon premier discours comme chef, j'ai invité tous les Canadiens à poser un regard renouvelé sur le Parti conservateur, les Canadiens de tous horizons, de tous les milieux, de toutes orientations.

Ce n’est plus le Parti conservateur du temps de votre père ou de votre grand-père.

Une citation de :Erin O'Toole, chef du Parti conservateur du Canada

Il a répété une sorte de mea culpa qu'il avait déjà fait, selon lequel le Parti conservateur du Canada (PCC) n'était pas parvenu à mettre de l'avant un plan sérieux en matière de lutte contre les changements climatiques au cours des deux dernières campagnes électorales. J’ai rectifié cela, a-t-il déclaré.

Concernant les travailleurs, la communauté LGBTQ et les minorités culturelles, le chef conservateur a tenu un discours similaire, affirmant avoir eu des réunions avec des syndicats, avec des communautés minoritaires, pour rétablir la confiance des Canadiens.

Or, à présent, la plupart des grands syndicats ont appelé leurs membres à voter stratégiquement afin d'empêcher les conservateurs de prendre le pouvoir, ou du moins de former un gouvernement majoritaire. Par exemple, Jerry Dias, le président d'Unifor, le plus grand syndicat du secteur privé au Canada avec 315 000 membres, a dit souhaiter que les conservateurs ne prennent pas le pouvoir.

Des questions épineuses

Pendant son point de presse, M. O'Toole a évité plusieurs questions l'invitant à préciser les engagements que pourrait sous-tendre sa profession de foi progressiste.

Reconnaissez-vous l'existence du racisme systémique? lui a-t-on demandé. On doit avoir une tolérance zéro sur le racisme, et c'est important pour tous les chefs de n'importe quel parti de travailler sur l'intolérance, l'antisémitisme, l'islamophobie, a-t-il répondu.

Comment justifiez-vous le maintien de candidats qui ont dû s'excuser pour des commentaires racistes sur les réseaux sociaux, alors que vous dites n'avoir aucune tolérance pour le racisme?, a demandé un autre journaliste. Chacun de nos candidats fait campagne en présentant une vision positive pour le futur de ce pays et une vision positive pour rassembler les gens, a-t-il indiqué.

Une journaliste a aussi cherché à savoir s'il allait s'engager à bloquer tout projet de loi privé visant à limiter l'accès à l'avortement qui pourrait émaner de ses troupes. Je suis pro-choix. Je suis un allié pour la communauté LGBTQ, mon gouvernement ne va jamais passer une loi qui va diminuer les droits des Canadiens. Point final. J’ai un bilan sur ça aussi, a affirmé M. O'Toole.

Invité à tendre la main aux partisans du Parti populaire du Canada de Maxime Bernier, qui campent à droite, Erin O'Toole a pris soin de ne pas les interpeller directement et s'est plutôt attaqué au leader libéral, affirmant être le seul chef qui peut remplacer Justin Trudeau.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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