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Manque d’infirmières : « Je suis ouvert à tous les incitatifs », dit Legault

François Legault.

Le premier ministre François Legault.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

Le premier ministre du Québec est prêt à sortir une nouvelle fois le chéquier pour faire revenir les infirmières dans le réseau public de la santé.

En conférence de presse mercredi matin, François Legault a rappelé les efforts consentis par son gouvernement afin de mettre plus de ressources dans le secteur, en affichant notamment plus de postes à pourvoir.

M. Legault a rappelé que son gouvernement avait négocié avec les syndicats, dont la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), ce qui avait porté ses fruits. On a ajouté des primes importantes pour les quarts de travail qui étaient difficiles à combler, a-t-il rappelé.

Il a également évoqué le projet des ratios infirmière-patients, censé améliorer les conditions de travail des professionnelles en soins.

Mais, cela n’a pas été suffisant, a-t-il reconnu. Il manque encore plus de 4000 infirmières à travers la province. Cela met une pression énorme sur le réseau, a insisté le premier ministre, qui souligne le rattrapage à faire pour les chirurgies.

Faisant un lien avec la pandémie, M. Legault a expliqué qu'au cours des derniers mois, beaucoup de membres du personnel soignant étaient fatigués et, pour toutes sortes de raisons, ont quitté le réseau.

M. Legaut s'est dit prêt à faire plus d'efforts en matière de salaire, notamment.

Je suis ouvert à toutes les possibilités, tous les incitatifs.

Une citation de :Le premier ministre François Legault

Le premier ministre s’est adressé particulièrement aux infirmières parties exercer dans le secteur privé.

Toutes les infirmières qui sont dans le privé sont les bienvenues.

Une citation de :Le premier ministre François Legault

Il y a des infirmières qui choisissent de recevoir leur retraite et d’aller travailler au privé, on aimerait mieux qu’elles viennent travailler au public, a-t-il fait valoir.

Deux infirmières qui travaillent dans une unité de soins intensifs.

Incohérence

L’opposition a dénoncé une certaine incohérence dans le discours du gouvernement et sa gestion au gré du vent.

Elle souligne que la présidente du Conseil du Trésor a dit qu’elle n’était pas prête à mettre de l’argent supplémentaire, alors le premier ministre est venu dire le contraire à peine quelques heures plus tard.

L’opposition n’a pas manqué aussi de critiquer le ministre de la Santé.

Mardi, Christian Dubé n’excluait pas que certaines régions du Québec puissent connaître de nouvelles diminutions de services ou du délestage dans les prochaines semaines.

En période des questions, la libérale Marie Montpetit a rappelé que les signes d’une rupture de services étaient là bien avant. Elle s’étonne que le ministre soit surpris de l’ampleur de la situation.

Il faut être sacrément déconnecté du terrain pour aller dire quelque chose comme ça, s’est indignée Mme Monpetit.

Plus tôt devant un parterre de journalistes, la cheffe libérale, Dominique Anglade, reprochait au gouvernement Legault son manque d'anticipation.

Gabriel Nadeau-Dubois de Québec solidaire en a rajouté.

Christian Dubé devrait regarder un petit peu moins ses colonnes de chiffres, puis un petit peu plus la réalité du terrain. Il verrait que ça va mal, très très mal.

Le péquiste Joël Arseneau a lui aussi reproché à Christian Dubé d’être déconnecté de la réalité du terrain.

Je ne m'explique pas comment le ministre peut se dire surpris de cette situation, alors que tout le monde, tous les Québécois le savent depuis des mois que le réseau s'écroule.

Les syndicats veulent de meilleures conditions de travail

Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), il faut rapidement revoir à la hausse les conditions de travail du personnel pour régler cette crise, notamment en mettant fin au recours systématique au temps supplémentaire obligatoire.

Les deux organisations ont réagi par communiqué (Nouvelle fenêtre) à la conférence de presse du premier ministre Legault, mercredi après-midi. Elles disent aussi avoir fait valoir leurs arguments mardi lors d'une rencontre avec le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) portant sur le manque d'infirmières.

Le gouvernement a fait la sourde oreille à nos demandes en négociation pour améliorer les conditions de travail, déplore Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ, citée dans le communiqué. La FSQ-CSQ comme la FSSS-CSN dénoncent aussi que le gouvernement gère le personnel du réseau à coups d'arrêtés ministériels depuis plus d'un an et demi.

 Il coupe sans cesse dans nos conditions de travail et s'étonne ensuite que les gens quittent le réseau.

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