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Le Bureau du défenseur des jeunes présente ses lignes directrices sur la santé mentale

Un livret sur lequel est écrit LE MEILLEUR DE CE QUE NOUS AVONS À OFFRIR.

Le Bureau du défenseur des enfants et des jeunes présente son examen sur la prévention du suicide et les services en santé mentale.

Photo : Radio-Canada / Mikael Mayer

Maya Chebl

Dans son examen sur le décès de Lexi Daken et des services en santé mentale au Nouveau-Brunswick, le Bureau du défenseur des enfants et des jeunes est sans équivoque. « Le constat, c’est un échec », lance le défenseur adjoint, Christian Whalen.

Le 24 février, alors âgée de 16 ans, Lexi Daken est décédée chez elle, à Maugerville. Elle s’était présentée à l’hôpital quelques jours plus tôt dans l’espoir d’obtenir un soutien en santé mentale. Elle avait alors été renvoyée chez elle avec une référence médicale. Malheureusement, la jeune fille s’est ôtée la vie avant que la famille n’ait pu recevoir un appel du système de santé.

Lexi Daken, souriante, dans un parc.

Lexi Daken s'est ôtée la vie en février, et avait commencé à montrer des signes de dépression l'été précédent.

Photo : Gracieuseté/Chris Daken

Le Bureau du défenseur a déposé mercredi son rapport final intitulé Le meilleur de ce que nous pouvons offrir. Il s’agit d’un examen indépendant commandé par le ministère de la Santé pour mettre en lumière la série d’événements qui ont mené au décès de Lexi Daken.

Plusieurs observations y sont énoncées. Entre autres, on souligne la pénurie de psychiatres dans le réseau de santé de la province et le manque de services offerts dans les milieux communautaires. Ce dernier point engendre d’ailleurs une forte dépendance aux soins offerts dans les systèmes de santé. Une lacune, conçoit le Bureau.

Le rapport compte également 10 recommandations provisoires, ainsi que 12 recommandations finales. Le défenseur du Bureau, Normand Bossé, en avait émis dix dans son rapport préliminaire en juin.

Dans celles qu’il a présentées mercredi, en compagnie des deux présidentes du Conseil consultatif des jeunes, on retrouve la nomination d’un ministre de l’Enfance et de la Jeunesse, soutenu par un secrétariat qui assurerait la prestation intégrée des services destinés aux enfants et aux jeunes.

On signale également la création d’un Conseil consultatif sur les droits des enfants et des jeunes, fait par et pour les jeunes, a appuyé Sue Duguay, coprésidente du Comité consultatif des jeunes, qui a participé à l’élaboration de ce rapport d’une centaine de pages.

Le Bureau réclame aussi des investissements conséquents pour pallier la pénurie de professionnels en santé mentale dans la province. Des ressources qui manquent tout spécialement pour les jeunes.

Plusieurs parties prenantes impliquées

L'élaboration de ce rapport a fait appel à plusieurs instances pour y mettre la main à la pâte.

Plus de 250 citoyens ont participé à des consultations publiques. Elle a aussi inclus des jeunes, premiers ciblés dans la démarche. C'est en outre 4000 personnes qui ont répondu à des sondages en ligne.

En plus du Comité consultatif des jeunes, le Bureau a demandé la contribution du Conseil consultatif des Premières nations.

Ce dernier a d’ailleurs dévoilé son rapport mardi, le No Child Left Behind. Les 13 appels à l'action qu'il a présenté s’attardent aux réalités autochtones en matière de santé mentale, où le taux de suicide est plus élevé dans ces communautés, par rapport au reste de la population.

Nous savons que de préserver et de promouvoir les langues autochtones et les pratiques culturelles, c'est aussi une démarche essentielle envers le bien-être, a tenu a souligné Sue Duguay lors de la conférence de presse.

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