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« Le fardeau de la pandémie sur les travailleurs de la santé », dénoncent des syndicats

Trois infirmières avec des masques qui marchent dans un hôpital.

Les infirmières de la Saskatchewan sont épuisées, affirme leur syndicat. (archives)

Photo :  (Evan Mitsui/CBC)

Radio-Canada

Des syndicats saskatchewanais représentant des travailleurs de la santé sont déçus de l’adoption d'un décret gouvernemental d’urgence sur la mobilité de la main-d'œuvre sans retour de restrictions sanitaires comme le port obligatoire du masque ou le passeport vaccinal.

Si nous sommes en état d'urgence, nous devons agir en conséquence, déclare la présidente du Syndicat des infirmières de la Saskatchewan, Tracy Zambory.

Le gouvernement place la majeure partie de la pandémie sur le dos des travailleurs de la santé, alors qu'il a d'autres options à envisager pour réduire [le nombre d'infections], indique pour sa part la présidente de la section 5430 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Sandra Seitz.

Fin de la première entente le 8 août

Dès le début de la pandémie, un protocole d’entente a été signé entre l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) et cinq syndicats qui permettait de redéployer des travailleurs de la santé dans certains secteurs, comme les hôpitaux, les centres de dépistage et dans les installations touchées par une épidémie.

L’entente a pris fin le 8 août, soit environ un mois après la levée complète des restrictions sanitaires, la levée de la déclaration d’urgence et l’annulation des ordonnances de santé publique.

Depuis cette date, la Saskatchewan est touchée par une recrudescence du nombre de cas quotidiens, principalement chez les personnes non vaccinées. Mardi, la province a signalé 506 cas, un record quotidien.

Le Syndicat des infirmières de la Saskatchewan et le SCFP ne sont pas contre l’idée de la mobilité de la main-d'œuvre, mais soutiennent que la SHA avait abusé du protocole d’entente en gardant trop longtemps des travailleurs dans des environnements de travail difficiles. Nous en récoltons les fruits aujourd'hui, avec des personnes épuisées, découragées et anxieuses, souligne Tracy Zambory.

Les syndicats ont plutôt privilégié un accord différent qui se rapproche davantage de ce qu’ils retrouvent dans leur convention collective en accordant aux travailleurs une plus grande souplesse lors de redéploiements.

Peu de respect

Vendredi dernier, des négociations étaient en cours entre la SHA et les syndicats pour une nouvelle entente sur la mobilité de la main-d'œuvre.

Le gouvernement de la Saskatchewan disait que, si aucune entente n’était conclue le lundi 13 septembre, un décret d’urgence serait adopté pour réactiver les dispositions du printemps dernier.

Aucune entente n’a été conclue, et le décret d’urgence a été adopté, malgré le fait que des discussions sont en cours, selon Tracy Zambory et Sandra Seitz. Nous nous sentons très peu respectés, dit Mme Seitz.

Dans une déclaration, le premier ministre Scott Moe a affirmé que son gouvernement était toujours préoccupé par les pressions importantes exercées sur le système de santé par l'augmentation du nombre de cas de COVID-19, ajoutant que cette vague était due aux personnes non vaccinées.

Les consultations avec le médecin hygiéniste en chef de la province, Saqib Shahab, se poursuivront, a ajouté le premier ministre. L'adoption de mesures supplémentaires n'est pas exclue , a-t-il conclu.

Avec les informations de Guy Quenneville

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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