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Élections fédérales : les agriculteurs de la région insistent sur l’accès à Internet

Du blé dans un champ ensoleillé.

Un champ de blé de l'est ontarien (archives)

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

Les agriculteurs de l’est ontarien et de l’Outaouais souhaitent que le prochain gouvernement fédéral aide à accélérer les projets pour un meilleur accès à Internet haute vitesse dans leurs régions.

Le besoin est criant pour permettre aux entreprises agricoles de maintenir la cadence sur le développement économique, résume le directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), Danik Lafond.

Dans une entrevue accordée au Téléjournal Ottawa-Gatineau, il explique que les agriculteurs se tournent de plus en plus vers des technologies innovantes qui permettent un meilleur respect de l’environnement dans les bâtiments et un meilleur contrôle de la santé des animaux, par exemple.

Ces technologies-là ont besoin d’Internet, de signal cellulaire pour que les agriculteurs puissent avoir les informations sur leur ordinateur ou leur cellulaire, souligne-t-il.

Il ajoute que l’engouement dans la population pour l’agrotourisme accroît la nécessité d’avoir accès à Internet pour les entreprises agricoles qui veulent offrir des services en ligne ou pour faire de la promotion.

Une meilleure connexion Internet pourrait aussi inciter plus d’agriculteurs à adopter des technologies vertes innovantes, dit-il.

À ce chapitre, le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour l'Outaouais et les Laurentides, Stéphane Alary, souligne que son organisation demande plus d’investissements du fédéral dans la recherche.

Un homme pose devant une ferme.

Stéphane Alary, président de l'Union des producteurs agricoles pour l'Outaouais et les Laurentides (archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Si on veut aider le domaine et diminuer le recours aux pesticides, c’est souvent avec la recherche qu’on arrive à trouver des moyens différents et novateurs, soutient-il en entrevue à l’émission Sur le vif.

Par ailleurs, l’UPA souhaite que le prochain gouvernement augmente le budget alloué aux programmes de soutien aux agriculteurs. Si on compare à nos compétiteurs américains ou à l’Europe, les budgets accordés sont moindres, de beaucoup, affirme M. Alary.

Du côté de l’UCFO, on ajoute que certains programmes devraient être modifiés pour être mieux adaptés aux besoins des agriculteurs.

On a vu certains programmes de gestion de risques qui étaient tellement loin de la réalité des besoins des agriculteurs que la plupart des agriculteurs ne s’y sont pas intéressés.

Une citation de :Danik Lafond, directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens

Le diagnostic de l’UCFO est le même pour les programmes d’accueil de travailleurs étrangers. Ceux-ci ne permettent pas de répondre aux variations dans une même saison agricole, explique M. Lafond.

Dans une saison agricole, il y a des sommets de besoins en main-d'œuvre et ça varie d’une culture à l’autre, d’une entreprise à l’autre. Ça devient difficile avec les programmes actuels de répondre exactement aux besoins.

Par ailleurs, l’UPA demande au prochain gouvernement fédéral d’assurer une réciprocité des normes que les agriculteurs canadiens doivent respecter avec celles imposées aux producteurs étrangers qui souhaitent exporter leurs produits au Canada.

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