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Le métier périlleux de brigadier à Trois-Rivières

Un brigadier fait traverser la rue à un jeune écolier.

Un brigadier fait traverser la rue à un jeune écolier (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Des brigadiers craignent pour leur sécurité aux abords des routes de Trois-Rivières. Depuis la rentrée scolaire, son syndicat rapporte déjà quatre incidents.

Dès la première semaine du retour en classe, la brigadière Suzanne Pigeon a bien failli être happée par une voiture

« J'ai senti l'air entre ma jambe et cette voiture, raconte-t-elle. J'ai reculé très vite et c'est là que je me suis fait une blessure. J'ai fait un faux mouvement pour sauver ma vie. »

Mme Pigeon est désormais en arrêt de travail.

Suzanne Pigeon se tient sur une canne en face d’une intersection à Trois-Rivières.

La brigadière Suzanne Pigeon est en arrêt de travail. Elle s’est blessée après avoir esquivé une voiture qui menaçait de la happer, lors de la première semaine d’école.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

La présidente du Syndicat des brigadiers et brigadières de la Ville de Trois-Rivières, Suzanne Pelletier, est fréquemment témoin de comportements dangereux chez les automobilistes. « Il y a énormément de trafic et les gens ne sont pas très respectueux au niveau de la vitesse », déplore-t-elle.

Régulièrement, les gens roulent 50-55 km/h dans la zone de 30 km/h.

Une citation de :Suzanne Pelletier, présidente du Syndicat des brigadiers et brigadières de la Ville de Trois-Rivières

Plus de surveillance policière

34 constats d’infractions ont été remis en zone scolaire depuis la rentrée à la fin du mois d’août.

Le sergent aux relations publiques à la Ville de Trois-Rivières, Luc Mongrain, assure que des patrouilleurs sillonnent les zones scolaires toute l’année durant.

« Nous on prône beaucoup la sensibilisation parce qu'il faut comprendre qu'il faut composer avec les effectifs policiers en place, explique-t-il. C'est le policier qui doit décider s'il va y aller par la sensibilisation ou la remise d'un constat. »

Cependant, pour Suzanne Pelletier, la présence policière n'est pas suffisante. « Ils viennent faire de la sensibilisation, puis on ne les voit plus les policiers. On peut être deux trois mois sans voir un policier sur notre coin. »

Un recrutement difficile

Le recrutement des brigadiers est par ailleurs un enjeu à Trois-Rivières, où on compte 52 postes de brigade. Des policiers doivent faire traverser les enfants lorsqu’il n’y a pas de brigadiers disponibles.

Radio-Canada a toutefois constaté que le patrouilleur en poste au coin de Côte-Richelieu et de la rue Bellefeuille, une artère particulièrement achalandée, n’est arrivé qu’après la fin de classes, mardi. Des enfants ont donc dû s’y aventurer seuls.

La police de Trois-Rivières reconnaît qu’il arrive que ses patrouilleurs arrivent en retard. « Quand cette assignation est donnée, le patrouilleur doit se rendre [sur place] prestement. Il arrive cependant qu'on le sache à la dernière minute », avance son porte-parole, Luc Mongrain.

La CNESST précise que les villes sont responsables de procéder régulièrement à une analyse de risques dans les zones scolaires et de faire les ajustements nécessaires.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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