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Une menace de grève plane sur les CPE

Suzie Gaillardetz donne une allocution devant un lutrin dans le stationnement d'un centre de la petite enfance. Pascal Bastarache et Paul Lavergne se tiennent à ses côtés.

La présidente du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Cœur du Québec, Suzie Gaillardetz en compagnie des représentants syndicaux de la CSN, Pascal Bastarache et Paul Lavergne.

Photo : Radio-Canada / Julie Grenon

Radio-Canada

Les 730 travailleuses des Centres de la petite enfance affiliés à la CSN en Mauricie et au Centre-du-Québec menacent de faire la grève. Sans contrat de travail depuis maintenant 18 mois, elles jugent les offres de la partie patronale nettement insuffisantes.

Elles ont voté, samedi dernier, en faveur d’un mandat de grève de 10 jours, qu’elles pourraient exercer si les négociations des 15 et 20 septembre achoppent.

Les travailleuses en CPE réclament des conditions salariales équivalentes à celles octroyées aux employés des services de garde en milieu scolaire. Au plus haut échelon, une éducatrice en CPE gagne 25 dollars de l’heure contre 29 dollars pour une éducatrice en milieu scolaire. Elles ont toutes deux la même formation collégiale.

Pour réduire cet écart, le syndicat vise un rattrapage salarial de 27 % sur cinq ans pour tous les employés. La partie patronale offre plutôt des augmentations de 12 % sur quatre ans pour les éducatrices qualifiées, 9 % pour les éducatrices non qualifiées et 6 % pour les autres travailleurs. 

« Avec cette offre, on est 20 % en bas des techniciennes en service de garde », se plaint la présidente du Syndicat régional des travailleuses et travailleurs en CPE du Cœur du Québec, Suzie Gaillardetz.

Malgré les désagréments qu’une grève pourrait causer aux parents, Mme Gaillardetz pense bénéficier de leur appui. « On est là pour les enfants et pour donner des services de garde de qualité, donc je crois que les parents sont derrière nous », soutient-elle.

Faire plus pour retenir le personnel

Devant la pénurie de places en garderie, le syndicat se réjouit de la création de 536 nouvelles places dans la région. Il demeure toutefois sceptique quant à la capacité du gouvernement d’attirer et de retenir le personnel nécessaire.

« On est très contents d'avoir de nouvelles places, mais on doit absolument donner le service et ça commence par de bonnes conditions de travail pour les salariés », souligne Pascal Bastarache, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Si la situation n’est pas corrigée, il craint une éventuelle interruption de service.

Quand on regarde dans d’autres régions administratives, on voit des CPE qui doivent fermer parce qu’on n'a pas assez de personnel. Dans la région, on n’est pas rendus là, mais c’est une de nos plus grandes craintes.

Une citation de :Pascal Bastarache, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux

La partie syndicale demande également que les travailleurs obtiennent une sixième semaine de vacances, davantage de soutien pour les enfants à besoins particuliers et un allégement des tâches administratives. Les responsables en alimentation méritent aussi plus d’heures de travail pour préparer les dîners, selon elle.

Avec les informations de Julie Grenon

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