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La sécurité des barrages n’est pas adéquatement vérifiée en Colombie-Britannique

Des forêts et un lac, avec un barrage au centre, des montagnes en arrière-plan.

Le barrage Kenney et le réservoir Nechako, dans le nord de la Colombie-Britannique.

Photo : Rio Tinto

Radio-Canada

Le vérificateur général de la Colombie-Britannique affirme que le gouvernement provincial n'a pas surveillé adéquatement la sécurité des près de 2000 barrages qu'il réglemente. Dans un audit, il conclut que certains sont dangereux et que le ministère des Forêts ne respecte pas son obligation de s'assurer que les propriétaires de barrages se conforment aux règles de sécurité.

L’audit ne tient cependant pas compte des barrages en cours de construction, comme le site C; des barrages appartenant à des détenteurs de permis d'exploitation pétrolière et gazière supervisés par la B.C. Oil and Gas Commission; et de ceux liés à l'exploitation minière qui ne stockent pas d'eau.

Le rapport porte principalement sur la période allant de janvier 2019 à décembre 2020. Et sur les quelque 1900 barrages échantillonnés, nombreux sont ceux qui ne répondent pas aux exigences réglementaires.

La rupture de 1000 de ces barrages pourraient entraîner la mort de personnes, ainsi qu'endommager l'environnement et des biens, selon le vérificateur général.

Le ministère présente plusieurs lacunes dans sa surveillance.

Une citation de :Michael Pickup, Vérificateur général de la C.-B.

Quatre-vingt-sept barrages présentent des défaillances considérées à haut risque et n'ont pas été réparés depuis près de huit ans. Vingt-quatre autres doivent subir d'importants travaux de sécurité qui n’ont pas encore débuté.

Les propriétaires de barrages sont en grande partie responsables de leur sécurité, mais la province est responsable de la surveillance, souligne Michael Pickup, le vérificateur général de la Colombie-Britannique.

Des lacunes et des inexactitudes

Le rapport pointe également du doigt des lacunes et des inexactitudes dans les dossiers du ministère des Forêts.

Au moins 196 barrages ne figurent pas dans les registres et 63 % des registres de barrages figurant dans l’audit ne contenaient pas d'informations clés, telles que le nom de la personne à contacter en cas d'urgence et la hauteur du barrage.

De plus, il n’existe aucun processus provincial pour identifier les barrages construits sans autorisation.

Des recommandations

Le vérificateur général a formulé neuf recommandations qui visent entre autres à mieux informer les propriétaires de barrages de leur obligation de se conformer aux exigences de la province et à renforcer les mesures et les processus de vérification

Il est aussi recommandé que le ministère améliore et accélère les processus d’examen de la conformité des barrages. Mais aussi que le ministère évalue les besoins en personnel pour atteindre les objectifs de surveillance et qu'il procède à la dotation en personnel en conséquence.

Actuellement, seuls 10 agents surveillent la sécurité des barrages de la province, dont 7 qui ont d'autres fonctions et ne travaillent pas à temps plein à la sécurité des barrages. Le nombre de barrages dont chaque agent est responsable varie de 47 à 427.

Le ministère des Forêts a accepté toutes les recommandations.

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