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Le PPC pourrait-il brouiller les cartes dans Glengarry-Prescott-Russell?

Deux personnes posent pour une photo dehors avec un chandail du Parti populaire du Canada.

Tina Myre, militante du PPC, et Brennan Austring, candidat du parti dans Glengarry-Prescott-Russell.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Le Parti populaire du Canada (PPC) pourrait-il brouiller les cartes le 20 septembre prochain?

La montée de la formation politique de Maxime Bernier, qui semble se confirmer dans les sondages, pourrait être déterminante dans certains comtés comme Glengarry-Prescott-Russell.

Le message du PPC trouve clairement preneur auprès d’une certaine tranche de la population, dont Tina Myre, une résidente de la région de Hawkesbury.

[Durant la pandémie], je me sentais seule au monde. Je me demandais ce qui se passait à l’extérieur, ce qui était pour advenir de tout ça, quelle sorte de société nous étions pour vivre dedans, raconte-t-elle.

Résultat : 18 mois plus tard, la femme de 47 ans a décidé de s’impliquer activement en politique au sein de l’équipe de campagne du candidat local du PPC, Brennan Austring.

L’homme de 43 ans, qui n’a jamais fait de politique auparavant, l’avoue d’emblée : il a foncé tête première dans l’aventure politique en raison de la pandémie de COVID-19 et de tout ce qui en découle depuis.

Sans surprise, il s’oppose au port du masque et à la vaccination obligatoire pour lutter contre la COVID-19.

Bien que je n’étais pas d’accord avec les consignes sanitaires mises de l’avant [pour combattre la pandémie], il fallait quand même donner à nos dirigeants une certaine marge de manœuvre. Mais là, ça fait 18 mois. [...] Les gens en ont assez. Ils veulent retrouver leur ancienne vie, lance Brennan Austring.

Sept circonscriptions en jeu

Selon Stéphanie Chouinard, professeure adjointe au département de science politique du Collège militaire royal du Canada, le PPC a touché une corde sensible auprès d’un segment de la population qui en a ras-le-bol des mesures sanitaires.

C’est certain que l’on voit, avec la pandémie notamment, qu’il y a une frustration vis-à-vis des institutions politiques, indique-t-elle.

Selon une analyse produite par CBC, le récent gain de popularité du PPC pourrait se faire au détriment du parti d’Erin O’Toole dans sept circonscriptions.

Dans Glengarry-Prescott-Russell, où les libéraux ont repris le pouvoir en 2015, après neuf ans de règne conservateur, cette montée du PPC dans les sondages est un facteur non négligeable.

Une menace pour le Parti conservateur?

La professeure Stéphanie Chouinard lance cependant une mise en garde.

Il ne faut pas seulement se fier sur les sondages, parce que [le PPC], c’est un parti qui vient chercher un vote désaffecté. On se rend compte qu'il y a un certain glissement, peut-être d’une frange conservatrice, qui allait voter pour Erin O’Toole et qui est en train de changer d’idée. [...] Mais ça n’explique pas tout dans la montée du PPC, ajoute-t-elle.

Quoi qu’il en soit, Brennan Austring est d’avis que son parti est maintenant le seul à incarner les valeurs conservatrices à l’échelle fédérale.

Je pense que nous assistons à une mouvance des plaques tectoniques. Nous sommes désormais le Parti conservateur. Pas de doute là-dessus, conclut-il.

La candidate conservatrice dans Glengarry-Prescott-Russell, Susan McArthur, a refusé notre demande d’entrevue.

Son équipe de campagne nous a toutefois indiqué, dans un message texte, qu’elle ne croit pas que des votes du PPC lui seront volés.

Les gens se rendent compte, ajoute-t-on, qu’un vote pour le PPC est un vote pour Trudeau.

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