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La mère du garçon poignardé à mort à Winnipeg raconte la nuit du crime au jury

Une photo d'un petit garçon dont le visage est flou.

La mère de Hunter Straight-Smith voulait retourner dans sa communauté avec son fils de 3 ans qui a été poignardé dans son sommeil le 30 octobre 2019.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de la famille

Radio-Canada

À la deuxième journée du procès de Daniel Jensen, accusé de meurtre au premier degré de Hunter Straight-Smith, âgé de 3 ans, à l’automne 2019, la mère de l’enfant a témoigné. Elle a affirmé que l’accusé l’avait menacée la nuit où son fils a été attaqué.

L'enfant a été poignardé à plusieurs reprises à la tête et au cou à l’aide d’une arme blanche dans la nuit du 30 octobre 2019. Il est mort trois jours plus tard à l’hôpital.

Clarice Smith a déclaré au jury que Daniel Jensen, son conjoint de l’époque qui n'est pas le père biologique de l'enfant, lui avait dit qu’il allait engager quelqu’un pour lui enlever son fils.

Pendant près de deux heures mardi après-midi, elle a décrit les événements à la Cour. Un écran a été placé entre Mme Smith et l'accusé pour lui éviter de croiser le regard de celui qui était assis dans le box en face de la barre des témoins.

Au cours de la soirée, ils avaient visité plusieurs bars et un casino en compagnie de la soeur de Mme Smith et son conjoint.

Au moment du retour à la maison, une bagarre a éclaté dans la voiture. Mme Smith dit qu'elle a asséné trois coups de poing à l'accusé.

Elle a aussi souligné que l’homme de 34 ans et elle s’étaient disputés à deux reprises dans un bar de Winnipeg, la nuit où le crime a été commis.

Elle lui a indiqué qu’elle avait l’intention de retourner, sans lui, dans sa communauté de Manigotagan, à environ 150 kilomètres au nord-est de Winnipeg.

J’allais emmener Hunter parce que je ne me sentais pas en sécurité avec Dan. Je lui ai dit que nous allions chez ma mère, a-t-elle dit au jury.

Mme Smith a dit au jury qu'elle était allée dans la chambre à coucher et qu'elle avait mis un chandail chaud et un pantalon de survêtement à son fils. Une amie l'ayant par la suite convaincue d'aller au bar de l'hôtel Northern, rue Main, à Winnipeg, elle a remis ce dernier au lit.

Au bar de l'hôtel, dit-elle, l'accusé était jaloux lorsqu'elle parlait à des connaissances.

Mme Smith a raconté que l’accusé était en colère, qu’il l’a agressée physiquement et qu’il a quitté le bar. Elle a dit ne pas l’avoir revu ce soir-là.

La Cour a également entendu un policier du Service de police de Winnipeg qui était en poste lors des premières étapes de l’enquête.

Le sergent-détective Ward Gordon a interrogé un témoin qui était dans la maison où dormait l'enfant la nuit où il a été attaqué. Le policier a même recueilli un échantillon de son sang.

Il a dit au jury qu’il était également chargé de trouver les anciennes adresses de Daniel Jensen, qui est devenu l’un des premiers suspects.

Une cousine de Hunter, qui a appelé le 911, a aussi témoigné.

La Couronne estime que la vengeance et la violence domestique seraient les motifs du crime.

Avec les informations de La Presse canadienne

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