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Allégations à Western : la police tente de distinguer entre fiction et réalité

Deux étudiantes qui marchent sur le campus de l'Université Western.

Des allégations circulent sur les médias sociaux. (Archives)

Photo : CBC/Robert Krbavac

Radio-Canada

Malgré des milliers de commentaires sur Instagram et sur l'application de partage de vidéos TikTok, selon lesquels des incidents de violence sexuelle se sont produits dans une résidence de l'Université Western, les policiers de London, en Ontario, affirment qu’ils « n'ont reçu aucun rapport concernant des gens qui auraient été drogués ou agressés sexuellement ».

C’est ce qu’a déclaré le chef de la police de London, Steve Williams, lors d'un point de presse virtuel mardi après-midi.

La police de London, en Ontario, a ouvert une enquête, collabore avec les responsables de l'Université Western et interroge des étudiants en raison d’allégations selon lesquelles jusqu'à 30 jeunes femmes auraient été droguées et agressées sexuellement dans une résidence du campus au cours du week-end.

Permettez-moi d'affirmer d'emblée qu'il s'agit d'allégations graves et troublantes et qu'elles ont été prises au sérieux dès le départ, a ajouté le chef de la police locale.

De plus, le président de l’université a demandé une nouvelle fois aux potentielles victimes de se manifester.

Frapper aux portes

Nous savons tous comment l'information et la désinformation tourbillonnent dans les médias sociaux. […] Il s'agit vraiment de frapper aux portes et de demander aux gens, a expliqué M. Williams.

Le portrait d'un homme.

Le chef de la police de London, Steve Williams (Archives)

Photo : Radio-Canada / CBC News

Celui-ci a confirmé que des policiers ont passé une partie de la soirée de lundi sur le campus à cogner aux portes des chambres de la résidence Medway-Sydenham.

Les médias sociaux peuvent être à la fois une aide et un obstacle lors des enquêtes, a-t-il ajouté.

Un étudiant arrêté, puis relâché

Les policiers ont aussi tenu à démentir les rumeurs selon lesquelles le décès de l'étudiant de première année Gabriel Neil, 18 ans, est lié de quelque manière que ce soit à l'enquête sur les violences sexuelles.

Ces deux incidents ne devraient en aucun cas être liés, et ce type de commentaires infondés est blessant pour la famille de M. Neil, a déclaré M. Williams.

M. Neil est mort après une agression présumée survenue près du campus, à l'angle des routes Sarnia et Western. Un homme de 21 ans a été accusé d'homicide involontaire.

Des étudiants inquiets

Des étudiants ont exprimé leurs craintes et leurs préoccupations concernant le début mouvementé de la nouvelle année scolaire. Il s’agit d’un retour aux cours en présentiel après des mois de cours en format virtuel en raison de la pandémie.

Je suis un peu nerveuse, et mes parents sont nerveux et bouleversés. C'est un peu effrayant, a déclaré Calista Coleman, étudiante de première année, à CBC News.

Il se passe toutes ces choses [alors que j’essaie de] m'adapter à être dans un nouvel endroit, toute seule, et c'est effrayant.

Emily Whitehouse, elle aussi étudiante de première année, se dit dépassée par les événements. C’est beaucoup, en une journée ou au cours des deux derniers jours, a-t-elle déclaré. C'est effrayant. Je veux que l'université s'en occupe.

Chelsea Flagler, qui vient de commencer à Western et est originaire de Kingston, abonde dans le même sens.

Nous avons l'impression que nous devons surveiller nos arrières, a-t-elle déclaré.

D’autres incidents

Au cours de la semaine dernière, la police de London a reçu trois plaintes d’agression sexuelle. Un étudiant a été arrêté en rapport avec l'une de ces plaintes, mais il a depuis été relâché et n'a pas été accusé, a indiqué la police.

Aucune information ne permet actuellement de relier les trois allégations antérieures aux événements qui se seraient produits à la résidence Medway-Sydenham. [Les plaintes précédentes] font toujours l'objet d'une enquête active, qui comprendra l'examen de tout lien possible entre divers incidents, a ajouté M. Williams.

Nous croyons les survivants

Le président de l'Université Western, Alan Shepard, a également participé au point de presse. Il a affirmé que les allégations sur les médias sociaux sont troublantes.

La sûreté et la sécurité sur le campus sont une priorité pour nous, la plus haute priorité. Les récents événements ne reflètent pas les valeurs de Western et ne sont pas l'expérience Western que nous voudrions pour nos étudiants, et franchement, ce n'est pas le genre d'expérience que quiconque voudrait pour des jeunes gens qui s'engagent dans ce nouveau chapitre merveilleux de leur vie.

Un homme à un podium porte un masque.

Le président de l'Université Western, Alan Shepard (Archives)

Photo : Radio-Canada / Colin Butler/CBC News

La violence sexiste est omniprésente dans la société et sur les campus universitaires, et les responsables s'efforcent de la combattre, a-t-il déclaré.

Laissez-moi être très clair : nous croyons les survivants, nous leur faisons confiance et nous travaillons pour les soutenir.

Avec les informations de Kate Dubinski de CBC News

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