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7 mois après un diagnostic de COVID : « Tout d’un coup, je suis fatiguée »

Le portrait d'une femme.

Carole Anderson, de Sudbury.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Carole Anderson, qui vit à Sudbury, en Ontario, a reçu un diagnostic positif à la COVID-19 en mars. Or, elle affirme ressentir des symptômes depuis.

Tout d’un coup, je suis fatiguée, mais pas "fatiguée fatiguée", je veux dormir, mon corps veut dormir, explique Mme Anderson.

Elle ajoute ressentir des maux de tête et être essoufflée facilement.

Mme Anderson pourrait être atteinte du syndrome post-COVID-19, communément appelé COVID longue. D’ailleurs, de 57 000 à 78 000 Ontariens en seraient touchés, selon les données du Groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19.

Le Dr Peter Jüni, qui fait partie du Groupe consultatif, affirme qu'il est plutôt fréquent qu'une personne qui a contracté la COVID-19 ressente des symptômes plusieurs semaines plus tard.

De plus, l’Institut de réhabilitation de Toronto a mis sur pied une clinique virtuelle pour venir en aide à des personnes dont les symptômes persistent.

Pas comme avant

Mme Anderson estime que son état de santé n’est pas le même qu’avant sa bataille avec la COVID-19. J’ai des choses qui se passent qui ne sont pas normales, que moi je ne trouve pas normales, dit-elle.

J’ai une grosse migraine, aujourd’hui. Je ne suis pas au travail [pour cette raison] : la migraine me donne des nausées, explique Mme Anderson.

Le vaccin en guise de prévention

Le Dr Jüni explique que Mme Anderson n’est pas la seule qui affirme avoir de tels symptômes.

Ce qu’on doit savoir, c’est que c’est plutôt fréquent. Ça peut toucher 20 à 25 % des personnes qui ont reçu un diagnostic de COVID-19, dit-il.

Peter Jüni, directeur scientifique du groupe consultatif scientifique ontarien de lutte contre la COVID-19, en entrevue par vidéoconférence.

Le Dr Peter Jüni est le directeur scientifique du groupe consultatif.

Photo : Radio-Canada/capture d'image

Il ajoute qu’il s’agit d’une raison de plus pour promouvoir la vaccination.

Manque de ressources

De son côté, le Dr Mark Bayley, directeur médical du programme et physiatre en chef de l’Institut de réhabilitation de Toronto, affirme que son organisation a traité environ une centaine de patients qui seraient atteints de ce syndrome.

Nous nous spécialisons dans la réadaptation, nous évaluons la personne, quels sont ses symptômes, puis elle assiste à des séances virtuelles avec un physiothérapeute et un ergothérapeute où on lui fournit des conseils, ainsi que des exercices physiques, illustre-t-il.

Le Dr Bayley affirme d’ailleurs que l’Institut aimerait avoir plus de ressources afin d’aider plus de gens.

De son côté, Santé Canada rappelle, dans un courriel envoyé à Radio-Canada, que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) n'a pas encore publié de définition de cas clinique de syndrome post-COVID-19 entraînant une variation dans le diagnostic clinique.

Au Canada, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) travaille avec d'autres partenaires gouvernementaux pour déterminer les sources de données appropriées qui peuvent être utilisées à des fins de surveillance pour suivre les effets à long terme de la COVID-19, peut-on lire dans le courriel de Santé Canada.

Carole Anderson, elle, se sent seule dans ses démarches.

Il n'y a personne qui t’appelle un mois plus tard pour voir comment ça va. Il n’y a pas de questionnaire qui a été fait, dit-elle.

Avec les informations de Stella Dupuy

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