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Tramway : jusqu’à 600 arbres pourraient être coupés à l’Université Laval


Des personnes rassemblées dans un boisé.

Des citoyens sont venus observer mardi la portion du boisé Lacerte où passera le tramway.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des citoyens se mobilisent pour préserver le paysage et la canopée du campus de l’Université Laval, où, selon leurs estimations, jusqu’à 600 arbres pourraient être abattus afin de permettre le passage du tramway.

Citoyen engagé et ami des arbres, Daniel Desroches s’inquiète de voir le tracé choisi par la Ville de Québec emprunter le boisé Lacerte, un boisé ancestral qui devrait selon lui être protégé. Il réclame une modification du tracé.

Le boisé est irremplaçable puis on passerait là, alors qu'il y a d'autres possibilités, fait valoir M. Desroches.

Sur les quelque 600 arbres qui pourraient disparaître, il en compte plus d’une centaine qui sont arrivés à maturité.

Daniel Desroches accorde une entrevue à Radio-Canada dans un boisé.

Daniel Desroches réclame une modification du tracé du tramway.

Photo : Radio-Canada

Marie-Hélène Felt, membre du mouvement Vigilance arbres Sainte-Foy, reproche aux promoteurs du projet de tramway d’avoir sous-estimé l’ampleur de la perte collective que représente la coupe de centaines d’arbres dans le secteur du campus.

Ce n’est pas seulement qu'il y a un certain nombre d'arbres qui vont être coupés, c’est que c'est un boisé qui va être fragmenté et donc mis en danger, dénonce-t-elle.

Tracé moins dommageable

Le vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes de l’Université Laval, Robert Beauregard, un ingénieur forestier, reconnaît la valeur du boisé Lacerte. Il assure que tous les efforts sont déployés afin de s’assurer qu’un maximum d’arbres sera protégé.

Le tracé qui est sur la table actuellement n’est pas celui qui couperait le plus d’arbres parce qu’il y a d'autres tracés qui auraient pu en couper beaucoup plus, soutient le vice-recteur.

Il ajoute que pour chaque arbre coupé, deux seront plantés.

Robert Beauregard accorde une entrevue à Radio-Canada sur le site de l'Université Laval, en été.

Le vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, Robert Beauregard, assure que l'Université Laval fera tout pour préserver le plus grand nombre d'arbres possible.

Photo : Radio-Canada

Sa réponse n’est pas jugée satisfaisante par les différents groupements de citoyens qui ont manifesté leur opposition au plan d’abattage mardi. Ils demandent à la Ville de retourner à la planche à dessin afin de trouver un autre endroit où faire passer le tramway.

Je pense qu’il faut qu'ils revoient le tracé, mais je suis pour le tramway, je ne suis pas contre. Il faut qu'il y ait un transport collectif intelligent, insiste Marie Gourdeau, du comité Les amis du boisé Neilson.

Inventaire

La Ville de Québec a décliné la demande d’entrevue de Radio-Canada. Dans un courriel, le porte-parole David O’Brien tient à préciser que tous les arbres ayant été marqués dans le boisé Lacerte ne seront pas nécessairement abattus.

Les arbres marqués sur le campus de l'Université Laval correspondent à un inventaire réalisé pour identifier les arbres dans un secteur élargi du tracé. Il ne faut donc pas déduire que les arbres marqués lors de l’inventaire seront tous coupés. Cet inventaire vise notamment à en préserver le plus possible, explique-t-il.

Un arbre marqué à la peinture orange.

Des arbres ont récemment été marqués lors d’un inventaire réalisé par la Ville.

Photo : Radio-Canada

Sur le site du bureau de projet du tramway, il est écrit que 402 arbres seront touchés par le tracé. La Municipalité précise que ce nombre n’est pas définitif.

La projection du nombre d'arbres touchés par le tracé du tramway est préliminaire et doit encore faire l’objet d’un certain nombre de travaux. L’objectif de la Ville sera d’en retirer le moins possible, réitère David O’Brien.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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