•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Débat en anglais : l’Assemblée nationale condamne à l’unanimité le « Québec bashing »

Mme Anglade, de profil et debout, parle au Salon bleu de l'Assemblée nationale. Ses collègues, assis, l'écoutent.

La cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, pose une question au premier ministre, François Legault, le 14 septembre, à Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

L'Assemblée nationale du Québec a condamné à l'unanimité, mardi, jour de rentrée parlementaire, l'acharnement anti-Québec (« Québec bashing ») qui a eu libre cours lors du débat en anglais des chefs de parti, jeudi dernier, dans le cadre de la campagne électorale fédérale.

Une motion en ce sens réclamant la fin du Québec bashing a été présentée par la cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, au terme de la première période de questions de la présente session, puis endossée par tous les groupes parlementaires, y compris le gouvernement Legault.

Une deuxième motion sur le sujet, cette fois sous l'instigation de l'opposition péquiste, visait à exiger que le groupe de diffusion des débats présente des excuses formelles pour le procès hostile intenté contre la nation québécoise lors de ce débat télévisé, qui s'est attiré les foudres de la classe politique québécoise, tous partis confondus. Elle aussi a été adoptée à l'unanimité.

La motion libérale, au ton franchement nationaliste, stipule que la première question posée par la modératrice au chef bloquiste Yves-François Blanchet, dans le cadre de ce débat, assimilait le Québec à une société de racisme et de discrimination.

Elle reprend essentiellement les mots choisis vendredi, au lendemain du débat, par la cheffe libérale pour dénoncer la question controversée.

Les Québécois forment une nation ouverte, libre, forte et fière, capable de légiférer sur les sujets qui relèvent de la compétence de l'Assemblée nationale, stipule la motion.

Mais, malgré le tollé soulevé au Québec, le groupe de diffusion a jugé que la question posée par la modératrice Shachi Kurl était justifiée, même si la formulation laissait entendre que la loi 21 sur la laïcité de l'État et le projet de loi 96 sur la réforme du statut du français au Québec pouvaient être jugés discriminatoires envers les minorités religieuses, les anglophones et les allophones.

La motion sera expédiée à tous les groupes de presse membres du consortium, de même qu'à l'Institut Angus Reid que dirige Mme Kurl.

Selon les parlementaires québécois, l'acharnement anti-Québec qui se répand au Canada anglais nuit au bon fonctionnement de la fédération canadienne, et ne fait que généraliser négativement, et à outrance, des enjeux sensibles et complexes pour dépeindre de façon injuste, négative le Québec.

Le texte de la motion ajoute que les Québécois sont libres de prendre leurs décisions et d'exercer leur droit de vote dans le respect de leurs institutions sans influence indue de quiconque.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !