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Des ruptures de services à prévoir à l’urgence de Senneterre

L'entrée de la salle d'urgence à Senneterre.

L'entrée de la salle d'urgence à Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Des ruptures de services à l'urgence de Senneterre et dans d'autres secteurs du réseau de la santé pourraient être annoncées demain.

Lors de son point de presse mardi après-midi, le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé que l'urgence à l'hôpital de Senneterre serait fermée quelques heures par jour en raison du manque de personnel.

La FIQ-SISSAT, le syndicat interprofessionnel en soins de santé en Abitibi-Témiscamingue, n'avait pas encore été informée de ces annonces.

Le CISSS-AT nous a appelés pour un peu s'excuser du déroulement des choses, pour nous dire que c'était prévu déjà qu'ils allaient nous rencontrer demain pour nous faire les annonces, mais il y a eu des informations qui ont coulé à ce niveau-là. Ce que l'on peut vous dire aussi, c'est que le service d'Info-Santé à Ville-Marie aussi va fermer. On a eu la confirmation de la fermeture de ce service-là ce matin, indique Jean-Sébastien Blais, président de la FIQ-SISSAT.

Jean-Sébastien Blais rapporte que le personnel de la santé est épuisé et que depuis cet été, il y a une hausse importante d'employés en congés de maladie.

C'est certain que pour nos membres, ça reste difficile à avaler d'un côté, mais d'un autre côté, ça risque même d'être un soulagement, puisqu'on sait qu'il y avait énormément d'heures en temps supplémentaire qui étaient faites à l'urgence de Senneterre. C'était un des pires centres d'activité de la région à ce niveau-là, nuance-t-il.

Le Centre intégré de santé et services sociaux a répondu qu'il n'était pas possible de faire des entrevues sur le sujet en ce moment, mais que plus d'informations seraient diffusées prochainement.

Le maire de Senneterre abasourdi

Le maire de Senneterre, Jean-Maurice Matte, se dit sous le choc après avoir appris la possible rupture de services à l'urgence. Il compare cette annonce à une bombe.

On essaie d’avoir de l’information, on essaie de savoir comment c’est permis de citer Senneterre et de prendre cette décision-là. Le CISSS, en qui on fait beaucoup confiance, ne nous a jamais avisés de ça. Pour nous, c’est un choc, mais on va aller au fond des choses. C'est sûr que l’on va se battre pour que notre urgence demeure 24/7 à Senneterre, dit-il.

Jean-Maurice Matte présente un projet aux journalistes.

Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le maire dit attendre un appel du Centre intégré de santé et services sociaux plus tard aujourd'hui. Il espère que cette annonce du ministre Dubé ne se concrétisera pas.

J’ai parlé avec certains médecins qui m’ont aussi fait état de la réaction du personnel infirmier. Tout le monde est sous le choc, tout le monde n’a pas vu venir cette bombe-là. Personne ne s’est fait annoncer une fermeture, ne serait-ce que temporaire, de l’urgence. On sait que dans les petits milieux, les services de proximité sont importants, mais en même temps, on sait aussi qu’il n’y a rien de plus permanent que le temporaire, alors on ne veut pas en arriver là, soutient-il.

Le maire précise que les infirmières de l’urgence desservent aussi le CHSLD durant la nuit, et qu’il ne supportera pas le déménagement des patients du CHSLD.

Mme Lessard-Therrien en point de presse.

Émilise Lessard-Therrien est députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue et porte-parole de Québec solidaire en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation. (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, souhaite que le gouvernement améliore les conditions de travail pour ainsi attirer davantage d’infirmières.

Qu’est-ce que le gouvernement attend pour donner un coup de barre et envoyer un signal clair aux travailleuses du réseau de la santé que ça va changer, que les conditions vont changer? Parce que là, le mur, il est imminent. Quand on est rendu à fermer des urgences, c’est que la situation est vraiment très alarmante, affirme-t-elle.

Elle rappelle que le délestage des services de santé a commencé à l’automne 2020.

Là, tout d’un coup, on dirait qu’il se réveille. Pourtant, je me souviens très bien d'avoir fait des interventions à l’Assemblée nationale en octobre dernier où on tirait la sonnette d’alarme, et on ne nous a pas crus, souligne-t-elle.

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