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Le bâtiment du gouvernement fédéral sur l’avenue de la Cathédrale sera vendu

L'édifice, sur lequel il est inscrit Canada, est enrobé de grillage pour éviter que le revêtement extérieur se détache du bâtiment et tombe.

L'édifice du gouvernement du Canada sur la rue de la Cathédrale, à Rimouski

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral mettra prochainement en vente son immeuble de l'avenue de la Cathédrale, à Rimouski, situé en face de l'Hôtel de Ville. Le maire de Rimouski souhaite que la bâtisse soit cédée gratuitement à l'Office municipal d'habitation (OMH) pour la convertir en logement social.

Dans un courriel, Travaux publics Canada indique que la propriété a d'abord été offerte de façon prioritaire aux ministères fédéraux, à la province ainsi qu’à la Ville de Rimouski. Aucun de ces organismes n’a démontré de l’intérêt pour acquérir la propriété. La propriété sera donc mise en vente par l’intermédiaire d’un courtier immobilier au cours de l’année 2022.

Il y a six ans, des filets de sécurité verts, comme ceux qui recouvrent la cathédrale de Rimouski, ont été installés sur la façade de l'immeuble afin de le sécuriser.

Restaurer l'édifice coûterait au moins 7,5 millions de dollars, selon Ottawa.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, se désole de la situation. Il invite toutefois le gouvernement fédéral à être magnanime et à céder l'immeuble gratuitement à l'OMH.

Je pense que ça démontrerait un geste de bonne volonté de la part du gouvernement fédéral qui dit qu'il est important de contribuer au logement social.

Une citation de :Marc Parent, maire de Rimouski

Pour Marc Parent, la vente de cet immeuble ne fait que confirmer la réduction constante du nombre de fonctionnaires fédéraux à Rimouski. Il affirme qu'il ne voit pas le jour où cette tendance sera renversée.

Je pense que c'est simplement la confirmation qu'au fil des années, de plus en plus de postes ont été abolis ou sont disparus dans d'autres secteurs. On peut se rappeler, en 2013, la centaine de fonctionnaires fédéraux qui travaillaient au centre de traitement d'assurance-emploi ici, à Rimouski, et qui ont été déplacés à Thetford Mines par le gouvernement conservateur parce que le ministre du coin, là-bas, voulait avoir ces emplois-là, rappelle-t-il à ce sujet.

Selon le maire, l'édifice a quand même une bonne valeur commerciale.

En mars dernier, l'aide financière du fédéral a été demandée, par l’Initiative canadienne pour la création rapide de logements (ICRL), pour un projet de construction de logements sociaux orchestré par l'organisme Serviloge. La demande a été refusée.

L'organisme a alors annoncé devoir suspendre son projet de transformation de la maison-mère de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire à Rimouski.

Les candidats à l'élection fédérale réagissent

Quelques candidats au scrutin fédéral dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques se sont tour à tour exprimés au sujet de la demande du maire de Rimouski quant à l'avenir de ce bâtiment qui appartient à Ottawa.

D'abord, le député sortant et candidat du Bloc québécois, Maxime Blanchette-Joncas, estime que l'état de désuétude du bâtiment est dû à un manque de soin de la part du gouvernement fédéral.

Est-ce que c'est un gouvernement responsable qui fait en sorte qu'il ne prend pas soin de ses bâtiments, de ses infrastructures, qui les laisse à l'abandon, jusqu'à tant qu'il ne respecte plus certaines normes?, a-t-il soulevé à ce sujet.

Le député regarde le chef du Bloc Québécois alors que celui-ci s'adresse aux médias.

Le député sortant Maxime Blanchette-Joncas estime que le gouvernement fédéral a laissé le bâtiment à l'abandon. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

De son côté, la candidate du Parti libéral du Canada, Léonie Lajoie, a défendu la décision de relocaliser les fonctionnaires qui œuvraient auparavant dans le bâtiment.

La prise de décision, je crois qu'elle a été éclairée et c'est pour ça que les gens ont été réaffectés à un autre immeuble, pour conserver les emplois. Donc, je ne pense pas qu'il y ait eu de négligence dans ce dossier-ci, a soutenu la candidate.

Léonie Lajoie.

Léonie Lajoie, candidate du Parti libéral du Canada dans la circonscription, estime que le choix de relocaliser les emplois ailleurs que dans le bâtiment de l'avenue de la Cathédrale a été une décision éclairée.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Enfin, la candidate du Parti conservateur du Canada, France Gagnon, a avancé qu'il est préférable, selon elle, que les députés qui représentent les régions fassent partie du caucus du parti au pouvoir.

Pour moi, ça [l'était du bâtiment] démontre que les régions, bien souvent, c'est loin d'Ottawa. Puis ça, quand on n'a pas un député qui est au pouvoir, ben c'est ça que ça fait, a-t-elle précisé à ce propos.

France Gagnon.

France Gagnon, candidate du Parti conservateur du Canada, croit qu'un député élu au sein du caucus du parti au pouvoir est une façon d'éviter des situations comme celle subie par le bâtiment de l'avenue de la Cathédrale.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Les autres candidats qui briguent les suffrages dans la circonscription sont Sylvain Lajoie du Nouveau Parti démocratique, Jean Tardy du Parti populaire du Canada, Michel Raymond du Parti libre du Canada et Noémi Bureau-Civil, candidate indépendante.

Avec les informations de Denis Leduc

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