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L’ambassadeur chinois interdit au parlement britannique

Zheng Zeguang s'incline devant la reine, visible sur un écran d'ordinateur.

Le nouvel ambassadeur chinois au Royaume-Uni, Zheng Zeguang, a été reçu par la reine Élisabeth II lors d'une cérémonie virtuelle, le 7 juillet dernier. La souveraine se trouvait au château de Windsor, tandis que le diplomate était à Buckhingham Palace.

Photo : Getty Images / AFP/JONATHAN BRADY

Agence France-Presse

Les responsables du parlement britannique se sont opposés mardi à une visite de l'ambassadeur chinois après les sanctions prises par Pékin, fin mars, contre plusieurs députés britanniques.

Le nouvel ambassadeur, Zheng Zeguang, devait mercredi assister dans l'enceinte du parlement à une réunion du groupe multipartite sur la Chine avant que les députés visés par les sanctions chinoises n'alertent les instances du Parlement.

Je rencontre régulièrement des ambassadeurs du monde entier afin d'établir des liens durables entre les pays et les parlementaires, a déclaré dans un communiqué le président de la chambre basse du Parlement britannique, Lindsay Hoyle.

Mais je ne pense pas qu'il soit approprié de rencontrer l'ambassadeur de Chine sur le domaine des Communes et sur notre lieu de travail alors que son pays a imposé des sanctions contre certains de nos membres, a-t-il ajouté.

Je ne dis pas que la réunion ne peut pas avoir lieu. Je dis simplement qu'elle ne peut pas avoir lieu ici tant que les sanctions restent en vigueur.

Une citation de :Lindsay Hoyle, président de la chambre basse

Une porte-parole du président de la chambre haute du Parlement, celle des Lords, a confirmé que les responsables des deux chambres s'étaient accordés sur le fait que cette réunion devait se tenir ailleurs en raison des sanctions qui visent des parlementaires.

Dans un communiqué commun, ces derniers ont salué cette décision, estimant que l'accueil en ces lieux de l'ambassadeur chinois aurait constitué une insulte au Parlement.

Sur le site Internet de l'ambassade de Chine à Londres, un porte-parole a souligné qu'il revenait aux organisateurs de déterminer quand et où devait se tenir l'événement. Il s'en est pris aux actions méprisables et lâches de certains individus du Parlement britannique visant à entraver les échanges normaux et la coopération entre la Chine et le Royaume-Uni.

Le même porte-parole a estimé que les sanctions prises par Pékin étaient au-dessus de tout reproche et représentaient des réponses justifiées à des sanctions britanniques fondées sur la désinformation et sous le prétexte de prétendues violations des droits de la personne au Xinjiang.

Quelques jours après que Londres a imposé aux côtés des États-Unis, du Canada et de l'UE des sanctions à quatre hauts responsables chinois pour leur rôle dans les violations des droits de la personne contre la minorité ouïgoure, Pékin a sanctionné fin mars neuf personnalités britanniques.

Parmi eux se trouvent des parlementaires de premier plan comme le président de la commission des affaires étrangères, Tom Tugendhat, ou l'ancien chef du parti conservateur Iain Duncan Smith, accusés de mensonges par le régime chinois.

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