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La nation Lheidli T’enneh exige le retrait du pipeline d’Enbridge de son territoire

Il y a trois ans, une explosion du gazoduc a entraîné l'évacuation de 125 membres de la communauté autochtone.

Une boule de feu au centre d'une forêt, devant des montagnes.

Une boule de feu s'élève dans le ciel après l'explosion d'un gazoduc de l'entreprise Enbridge, près de Prince George, dans le nord de la Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Dhruv Desai

Radio-Canada

La Première Nation Lheidli T’enneh réclame le retrait du gazoduc d'Enbridge de son territoire, situé près de Prince George, dans le nord de la Colombie-Britannique, après l'explosion survenue en 2018 qui continue d'ébranler la communauté.

Trois ans plus tard, il est temps pour Enbridge de nous traiter avec le respect que nous méritons, soutient la chef de la Première Nation, Dolleen Logan.

Dans une lettre adressée à Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones, et à Katrine Conroy, ministre provinciale des Forêts, des Terres et des Ressources naturelles, la communauté Lheidli T’enneh rappelle le traumatisme dont elle souffre à ce jour.

Le 9 octobre 2018, des fissures non détectées ont causé l'explosion du pipeline gazier et l’incendie qui s’en est suivi a entraîné l'évacuation de 125 personnes.

Les flammes, les cendres, les débris volants, la chaleur et le cratère continuent de peser lourd dans l’esprit de nos membres, dit la lettre.

L’aînée Phyllis Seymour garde encore un souvenir douloureux de cette nuit d’automne. Il y a cette peur qui est toujours présente. C’est difficile de surmonter un traumatisme quand on voit ce pipeline chaque jour.

Je veux que ce pipeline disparaisse, pour pouvoir de nouveau dormir la nuit.

Une citation de :Phyllis Seymour, aînée de la Première Nation Lheidli T’enneh
La terre fine est creusée et partiellement brûlée, au milieu d'une forêt de pins dont certains sont encore fumants.

L'explosion a creusé un cratère de 9 m de profondeur, de 35 m de long et de 13 m de large, selon le BST.

Photo : Bureau de la sécurité des transports du Canada

Si Enbridge a entrepris des travaux de nettoyage dans les jours suivant l’explosion, des dommages environnementaux demeurent visibles, notamment, un cratère d’environ 35 mètres sur 13 mètres.

Ils sont venus réparer le pipeline, puis ils sont partis, déplore Dolleen Logan, dont le prédécesseur a intenté une poursuite judiciaire contre l’entreprise gazière.

Le conseiller juridique de la Première Nation Lheidli T’enneh, Malcolm Macpherson, rappelle que le territoire sur lequel le pipeline a été construit n’a jamais été cédé, ni par la guerre ni par un traité .

Enbridge n’a pas de permis social d'exploitation sur ce territoire, lance-t-il.

Notre message pour Enbridge est clair : nous ne vous faisons pas confiance. Il est temps de partir.

Une citation de :Malcolm Macpherson, conseiller juridique de la Première Nation Lheidli T’enneh

Le retrait du pipeline du territoire des Lheidli T’enneh est dans l’intérêt public pour des raisons de santé, de sécurité et de bien-être, en plus d’être souhaitable dans un contexte de réconciliation avec les Premières Nations, conclut la lettre.

Après l’explosion, Enbridge a pris une série de mesures pour assurer la sécurité de la communauté Lheidli T’enneh, dit Enbridge dans un courriel.

Un porte-parole cite l'exemple de l’augmentation des inspections, d'une bonification des critères d'inspection et de travaux d’entretien plus proactifs.

Comme toujours, nous sommes heureux de rencontrer la nation Lheidli T’enneh ou toute agence gouvernementale afin de discuter de la sécurité du pipeline ou de toute autre affaire, assure l’entreprise.

La ministère des Forêts de la Colombie-Britannique confirme avoir reçu la lettre en question, mais rappelle que le pipeline d’Enbridge relève du fédéral.

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