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Des vaches entraînées à la propreté

Une vache entre dans un enclos.

Une vache s'avance dans les latrines pour y faire ce qu'elle a à faire.

Photo : FBN

Radio-Canada

Une douzaine de bovins, qui font normalement leurs besoins au hasard, ont appris à « se retenir » et à uriner à un endroit précis, affirment des scientifiques néo-zélandais et allemands.

Cette réussite est le résultat de 14 ans d’apprentissage par essais et erreurs.

Le chercheur Lindsay Matthews reconnaît que l'idée d'entraîner les vaches à aller aux toilettes pour récupérer et traiter leurs urines lui est venue lorsqu'il a été interviewé à la radio en 2007 et qu'une blague a été faite sur le sujet.

En collaboration avec des collègues en Allemagne, les scientifiques néo-zélandais ont utilisé de la nourriture comme récompense afin de dresser 16 veaux à uriner dans un enclos à latrines, assurant que les résultats étaient comparables à ceux attendus d'un enfant de trois ans.

L'étude, publiée dans la revue Current Biology (Nouvelle fenêtre) (en anglais), apporte la preuve de concept sur la possibilité d'apprendre à une vache à uriner dans les toilettes, estime Douglas Elliffe, également de l'Université d'Auckland.

Le défi est de changer d'échelle, pour dresser de grands troupeaux et adapter le principe à des environnements comme la Nouvelle-Zélande, où les bêtes passent plus de temps en plein air que dans des étables.

Une citation de :Douglas Elliffe, de l'Université d'Auckland

Des avantages pour l'environnement

La gestion de l'urine bovine riche en azote pourrait à long terme présenter de vrais avantages pour le climat en réduisant l'émission de gaz à effet de serre.

Si nous pouvions recueillir 10 ou 20 % des urines, cela suffirait à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et le lessivage des nitrates.

Une citation de :Douglas Elliffe, de l'Université d'Auckland

Le scientifique explique que l'azote contenu dans l'urine de vache se décompose au fil du temps en deux substances problématiques : l'oxyde nitreux, un puissant gaz à effet de serre, et le nitrate, qui s'accumule dans le sol puis s'infiltre dans les rivières et les ruisseaux.

L'oxyde nitreux représente environ 5 % des émissions de gaz à effet de serre et un peu moins de 10 % des émissions de la Nouvelle-Zélande, selon les chiffres officiels, et plus de la moitié est liée au bétail.

L'agriculture est à l'origine d'environ la moitié des émissions de gaz à effet de serre de la Nouvelle-Zélande, principalement sous la forme de méthane et d'oxyde nitreux.

De façon inhabituelle pour un pays développé, le méthane représente 43,5 % des émissions du pays, soit presque autant que la quantité de dioxyde de carbone générée par les énergies fossiles, ce qui s'explique par une économie reposant en grande partie sur l'agriculture.

Le pays du Pacifique Sud compte de nombreux projets de recherche explorant les solutions possibles, comme l'élevage de bétail émettant peu de méthane, l'utilisation de nourritures animales qui réduisent les émissions ou même la vaccination des animaux afin qu'ils produisent moins de gaz nocifs.

Avec les informations de Agence France-Presse

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