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Très difficile de trouver un vétérinaire en Ontario

Les plaintes à l'Ordre des vétérinaires de l'Ontario ont augmenté de 40 % cette année.

Bailey Gladwin embrasse son chien.

Bailey Gladwin raconte que son chien est mort, faute d'avoir accès à un respirateur.

Photo : Photo fournie par Bailey Gladwin

Radio-Canada

La hausse marquée des adoptions d'animaux de compagnie durant la pandémie a créé une situation de crise, selon l'Ordre des vétérinaires de l'Ontario.

La directrice générale de l'Ordre, Jan Robinson, raconte qu'il commençait déjà à manquer de vétérinaires dans les années précédant la pandémie.

Or, la frénésie pour les chiots depuis près de deux ans a rendu la situation critique, ajoute-t-elle.

Dans plusieurs régions de la province, les vétérinaires ne sont pas en mesure d'accepter de nouveaux clients, même s'il s'agit d'urgences. Parfois, ils n'ont même pas le temps de voir tous leurs clients réguliers.

Une citation de :Jan Robinson, directrice générale de l'Ordre des vétérinaires de l'Ontario

Bailey Gladwin raconte que son petit chien Odie est mort en août après avoir été privé de soins spécialisés.

Le petit terrier s'est mis à tousser un matin, d'abord juste une fois, puis de plus en plus fréquemment au fil de la journée. En soirée, le chien de 1,5 an a toussé tellement violemment qu'il en a déféqué.

Mme Gladwin a appelé son vétérinaire immédiatement, mais le cabinet était fermé. Elle a pu avoir un rendez-vous à une clinique d'urgence de la région de Waterloo, mais seulement peu avant minuit.

L'état de l'animal a continué de se détériorer durant la nuit, à tel point que la clinique d'urgence lui a recommandé qu'il soit transféré au Collège vétérinaire de l'Ontario à Guelph pour avoir accès à un respirateur et pour qu'il soit examiné par un spécialiste. Toutefois, le Collège n'avait pas de place pour Odie.

La clinique d'urgence a fini par trouver un autre établissement ayant un respirateur, mais l'état de santé du petit chien s'était tellement détérioré à ce moment-là qu'il ne pouvait plus y être transporté.

Vers 8 h du matin, on nous appelés pour nous dire qu'il ne survivrait pas, se désole Mme Gladwin.

Pas un cas unique

Le Collège vétérinaire de l'Ontario n'a pas voulu commenter le cas de Mme Gladwin, étant donné que son chien n'y avait pas été admis et qu'il n'existe donc pas de dossier sur l'animal.

Le doyen du Collège, Jeffery Wichtel, admet toutefois qu'il ne s'agit pas d'une situation unique de nos jours, malheureusement.

Ce que cette propriétaire a vécu reflète la situation de plusieurs autres un peu partout en Ontario et au Canada, raconte-t-il.

Ça ne devrait pas être comme ça, mais c'est la réalité actuelle.

Une citation de :Jeffery Wichtel, doyen du Collège vétérinaire de l'Ontario

Il ajoute que la pénurie de soins vétérinaires d'urgence est particulièrement criante.

Hausse des plaintes

Mme Gladwin ne fait pas de reproche à sa clinique d'urgence ni au Collège vétérinaire.

Toutefois, l'Ordre des vétérinaires de l'Ontario indique avoir reçu 40 % plus de plaintes en 2021 qu'au cours de l'année précédente.

En général, le volume de plaintes augmente d'environ 15 % par an, précise l'organisation qui délivre les permis de pratique des vétérinaires dans la province.

Toutes ces plaintes ne sont pas liées à la COVID, mais beaucoup concernent l'accessibilité, indique Mme Robinson. Elle raconte que nombre de cliniques d'urgence cherchent à réduire leurs heures d'ouverture, faute de personnel.

Depuis 2017, les vétérinaires ontariens peuvent faire des consultations au téléphone ou par vidéo, mais seulement pour des conseils. Toutefois, aucun diagnostic ni prescription ne peuvent être donnés à distance.

Avec des renseignements fournis par Jackie Sharkey de CBC News

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