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Trudeau lance un appel aux progressistes pour un vote libéral

M. Trudeau, de profil, prend un parapluie noir que lui tend M. Chin. M. Weaver est derrière eux. Ils se tiennent sur un quai en bois. En arrière-plan, un plan d'eau. Le ciel est couvert. Au premier plan, une partie d'équipement industriel.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, se fait donner un parapluie des mains de son conseiller Ben Chin, pendant qu'il discute avec le climatologue Andrew Weaver, à Richmond, le 14 septembre.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le chef du Parti libéral du Canada (PLC) invite les électeurs qui seraient tentés de voter pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) ou pour le Bloc québécois à plutôt l’appuyer pour empêcher l’élection d’un gouvernement conservateur.

De passage à Richmond, en Colombie-Britannique, Justin Trudeau a affirmé que le plan des libéraux en matière de lutte contre les changements climatiques était le meilleur et le plus réaliste de tous les partis.

M. Trudeau était accompagné pour l’occasion d’Andrew Weaver, climatologue, membre du GIEC et ancien chef du Parti vert de la Colombie-Britannique. M. Weaver, en préambule, a affirmé qu’il appuyait le plan des libéraux, puisqu’il est fondé sur les données scientifiques et qu’il est chiffré, soutient-il.

Justin Trudeau a aussi fait référence à l’analyse de Mark Jaccard, un professeur d’économie du climat de l’Université Simon Fraser, qui a comparé les plateformes des partis en matière de réduction des GES (Nouvelle fenêtre) et qui en vient à la conclusion que celle des libéraux est la plus efficace. M. Trudeau en a profité pour attaquer les néo-démocrates, qui se portent en grands défenseurs de l'environnement, mais qui n'ont, selon lui, aucun véritable plan.

[Mark Jaccard] montre aussi que le NPD n’a pas fait son travail pour présenter un vrai plan de lutte contre les changements climatiques, a dit M. Trudeau, en point de presse.

Voici l’enjeu de cette élection : est-ce qu’on continue d’avancer en redoublant d’ardeur dans notre combat contre les changements climatiques ou on laisse Erin O’Toole nous ramener en arrière? On a vu pendant dix ans ce qu’un gouvernement conservateur faisait pour entraver ceux qui veulent en faire plus contre les changements climatiques, a-t-il dit.

Le chef libéral a rappelé que les conservateurs veulent revenir aux cibles du gouvernement Harper, soit 30 % de réduction des GES d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 2005. Les libéraux proposent plutôt une réduction entre 40 et 45 %.

Alors, malgré ce que Jagmeet Singh et le NPD affirment, ça fait toute une différence d’avoir un gouvernement conservateur ou un gouvernement libéral au pouvoir, a poursuivi M. Trudeau.

Et malheureusement, le NPD ne montre pas la voie sur ce choix [...]. Quiconque sait que les changements climatiques sont réels et qu’on doit écouter la science et les experts aura de la misère à comprendre pourquoi le NPD n’a pas mis de l’avant un vrai plan.

Trudeau courtise les électeurs néo-démocrates et bloquistes

Radio-Canada lui a demandé si ces appels au vote stratégique pour bloquer les conservateurs résultaient d’une menace perçue.

Au contraire, ça fait plusieurs semaines que je déplore que, dans cette élection, le NPD ait choisi de ne pas montrer de leadership en matière de changements climatiques, n’ait pas mis de l’avant un plan basé sur la science, et ce n’est pas juste moi qui le dis, ce sont les experts.

M. Trudeau a aussi été appelé à commenter un récent sondage qui fait état d’une légère remontée du Bloc québécois dans les intentions de vote au Québec. Craint-il de perdre des sièges libéraux au profit de la formation indépendantiste?

On sait très bien que la menace pour les Québécois et les Canadiens est réelle, qu’un gouvernement conservateur décide de nous ramener en arrière, sur le climat, les armes à feu, les garderies, la santé. Et on se souvient très bien que le Bloc québécois, sous M. Harper, ne pouvait pas empêcher M. Harper de s’attaquer à la culture, au français, ne rien faire pour le climat, d’assouplir le contrôle des armes à feu, a poursuivi le chef libéral.

Si les Québécois sont préoccupés, comme je sais qu'ils le sont, par M. O’Toole et son plan de nous ramener en arrière, ce n’est pas le Bloc qui peut empêcher un gouvernement conservateur. On a besoin que les Québécois progressistes choisissent un gouvernement progressiste, plein de Québécois, prêt à lutter pour eux, a-t-il conclu.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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