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Hydro-Manitoba ratera ses cibles d’exportation en raison de la sécheresse

Un pylône électrique devant un barrage hydroélectrique.

La société d'État n'est pas en mesure de quantifier le manque à gagner en raison des conditions très sèches dans la province.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

Hydro-Manitoba exportera moins d’électricité que prévu cette année, en raison des conditions très sèches dans la province. La société d’État assure cependant qu’elle pourra fournir suffisamment d’électricité aux Manitobains pendant l’hiver.

Le faible débit du fleuve Nelson, qui alimente d’importantes centrales hydroélectriques, est la raison pour laquelle Hydro-Manitoba devra exporter moins d’électricité cet hiver, selon le porte-parole Bruce Owen.

La société d'État n'est pas encore en mesure de quantifier le manque à gagner provoqué par les conditions très sèches dans la province.

Bruce Owen indique que ces informations se trouveront dans le rapport du premier trimestre d’Hydro-Manitoba, qui doit être publié dans plusieurs semaines.

Le ministre des Services de la Couronne, Jeff Wharton, indique dans une déclaration que le gouvernement provincial collaborera avec Hydro-Manitoba pour éviter que les tarifs d'électricité ne grimpent en flèche.

Pas de manque d’électricité cet hiver

La réduction de production d’électricité ne mènera pas à un manque pour les clients manitobains de la société d’État, selon Bruce Owen.

Il ajoute qu’Hydro-Manitoba retient autant d’eau que possible dans le lac Winnipeg afin de s’assurer qu’il y ait une source d’eau fiable pour ses centrales au cours de l’hiver.

Pour que les Manitobains puissent rester au chaud malgré la sécheresse, Hydro-Manitoba s’assure que la production hydroélectrique sur le fleuve Nelson continue durant l’hiver en maintenant l’eau stockée dans le lac Winnipeg.

Une citation de :Bruce Owen, porte-parole d’Hydro-Manitoba

Le niveau d’eau du lac Winnipeg se trouve à environ 65 centimètres plus bas que le niveau de 2020, note M. Owen.

Une affiche demandant de réduire l'utilisation de l'eau.

Une vaste étendue des Prairies canadiennes a manqué d'eau cet été, dont le secteur du bassin de la rivière Pembina, dans le sud du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Peggy Lam

Il dit que les précipitations récentes ne compensent pas les pertes d’eau subies depuis l’automne 2020. Si les précipitations automnales correspondent aux moyennes saisonnières, M. Owen croit que le niveau du lac Winnipeg devrait se stabiliser cet hiver.

Une situation qui pourrait devenir plus fréquente

Certains climatologues s’attendent à ce que les sécheresses dans les Prairies canadiennes deviennent plus fréquentes. La société d'État pourrait donc devoir s'attendre à des baisses de production plus fréquentes dans les années à venir.

La diminution des précipitations pendant l'été et le réchauffement climatique sont des facteurs qui [contribuent à la sécheresse], explique le professeur de géographie à l'Université de Winnipeg Danny Blair.

Étant donné l'intensité des sécheresses récentes, il serait sage pour nous de réfléchir à la manière dont nous pourrions tenter de réduire leurs impacts, poursuit-il.

Avec les informations de Bartley Kives

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