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Les Métallos de l’Est-du-Québec appuient à nouveau le Bloc québécois

Le drapeau du Syndicat des Métallos flotte au vent.

Le drapeau du Syndicat des Métallos (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le syndicat des Métallos a invité ses quelque 5200 membres de l'Est-du-Québec à voter pour le Bloc québécois lors des élections fédérales.

Le coordonnateur régional du syndicat pour la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Nicolas Lapierre, explique que cet appui est entre autres motivé par le projet de loi pour protéger les régimes de retraite et les assurances des travailleurs retraités. Celui-ci était à l'étape de la troisième lecture, mais n'a pas été adopté en raison du déclenchement des élections.

C'est important pour nos travailleurs, a déclaré Nicolas Lapierre. C'est important pour nos retraités aussi, a-t-il ajouté.

Clairement l'ADN du bloc et l'ADN du monde syndical, en tout cas du syndicat des Métallos dans l'Est-du-Québec, on y trouve notre compte et c'est vraiment un parti qui représente les intérêts des travailleurs et des travailleuses.

Une citation de :Nicolas Lapierre, coordonnateur régional du syndicat des Métallos
Nicolas Lapierre en entrevue à l'extérieur

Nicolas Lapierre est le coordonnateur régional du syndicat des Métallos (archives).

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Le Syndicat des Métallos n’a pas émis de mot d’ordre auprès de ses membres à l’échelle du Québec. Cet appui est une initiative des sections locales de l'Est-du-Québec.

Le syndicat des Métallos avait également présenté son appui au BQ lors des campagnes électorales fédérales de 2015 et de 2019.

L'appui au Bloc n'est pas automatique, à chaque élection, on a un mécanisme de consultation, mais évidemment comme notre appui initial en 2015 était principalement pour réformer la loi sur l'arrangement des créanciers des compagnies et la loi sur les faillites et l'insolvabilité, et comme le travail n'est pas terminé [...], notre appui est sans équivoque, on a un travail à finir, a précisé Nicolas Lapierre.

Projet de loi avorté par les élections

Dans le cadre de sa campagne électorale, le BQ propose à nouveau une réforme globale du régime d'assurance-emploi.

Le chef du BQ, Yves François-Blanchet, estime que si Justin Trudeau n'avait pas déclenché des élections, le projet de loi sur les régimes de retraite aurait pu être adopté.

À l'heure où on se parle, la protection des régimes de retraite privée se serait faite dans la loi si le premier ministre n'avait pas décidé de garrocher tout le monde imprudemment en campagne électorale, a soutenu Yves-François Blanchet lors de la conférence de presse.

Plan rapproché sur le visage de l'homme politique.

Le chef du Bloc québécois, Yves François-Blanchet, estime que le projet de loi sur les régimes de retraite aurait pu être adopté si les élections n'avaient pas été déclenchées (archives).

Photo : Radio-Canada / Emilien Juteau

On va recommencer, on va le refaire, encore. Marilène [Gill] va revenir, puis on va réussir cette fois-là, je ne peux pas croire.

Une citation de :Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Marilène Gill, candidate dans Manicouagan, Kristina Michaud, candidate dans Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia, Guy Bernatchez, candidat dans Gaspésie–Les Îles-de-la-Madeleine, ainsi que Maxime Blanchette-Joncas, candidat dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, étaient tous présents à la conférence de presse mardi matin.

Parmi les candidats bloquistes de l'Est-du-Québec, seul Simon Bérubé, de la circonscription Montmagny–L’Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, était donc absent du point de presse, puisque le syndicat des Métallos n'est pas présent sur ce territoire.

Appui à Maxime Blanchette-Joncas

Par ailleurs, les syndiqués des Métallos dans l'Est-du-Québec ont décidé d'appuyer le candidat du Bloc dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques malgré la crise qui a mené au renvoi de quatre de ses cinq employés de bureau.

Le député regarde le chef du Bloc Québécois alors que celui-ci s'adresse aux médias.

Le candidat bloquiste de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les-Basques, Maxime Blanchette-Joncas (archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Rappelons que la Fédération des travailleurs et travailleuses (FTQ), à laquelle les Métallos sont affiliés, avait dénoncé ce renvoi par Maxime Blanchette-Joncas ce printemps.

La FTQ et la Confédération des syndicats nationaux (CSN) affirmaient que le lien de confiance avec le député était brisé. Les deux syndicats estimaient qu’il n’était plus possible de travailler avec Maxime Blanchette-Joncas.

Nicolas Lapierre n'y voit aucune contradiction.Je pense que de façon générale il y a deux côtés à une médaille puis encore une fois on n’a pas voulu s’ingérer là-dedans, explique-t-il. Moi ce que je cherchais, c’était d’appuyer M. Joncas, comme les autres, assure le coordonnateur.

Le président du conseil régional de la FTQ au Bas-Saint-Laurent Yanick Proulx a préféré ne pas commenter l'appui des Métallos à Maxime Blanchette-Joncas.

Avec des informations de Michel-Félix Tremblay

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