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La pandémie, « un mal pour un bien » pour les Maple Leafs et leurs espoirs

Randi Milani, une instructrice de patinage, dirige un exercice avec les espoirs des Maple Leafs.

Hayley Wickenheiser et son personnel ont mené le camp de développement des Maple Leafs.

Photo : Twitter/Maple Leafs

La pandémie de la COVID-19 devrait laisser une marque indélébile sur la façon dont les Maple Leafs de Toronto assurent le suivi et l'encadrement de leurs espoirs, croit la nouvelle directrice du développement des joueurs de l'organisation.

Hayley Wickenheiser, qui a été promu à ce poste en mai dernier, dit que l'équipe de hockey torontoise a été appelée à revoir ses façons de faire au cours des 18 derniers mois comme tout le monde, dans le monde entier et dans tous les domaines.

Avec le penchant des nouvelles générations de joueurs pour la technologie, elle estime que le personnel des départements responsables du développement des joueurs et du recrutement ne voyagera probablement plus autant qu'avant la pandémie.

Le fait qu'on n'ait pas pu voyager autant qu'on le voulait pendant les deux dernières années environ, je crois que ça va changer la façon dont on mène nos opérations dans le monde du hockey, a-t-elle dit, lundi, à la conclusion du camp de développement des Maple Leafs au Ford Performance Center de Toronto.

On utilisera beaucoup plus le vidéo et les autres façons d'interagir avec les joueurs à l'avenir, a-t-elle assuré.

En ce qui a trait au vidéo particulièrement, on voit des joueurs aujourd'hui prendre des [tablettes] pendant les matchs pour revoir des jeux. Les joueurs sont beaucoup plus visuels. Ils répondent mieux à ce qu'ils voient. Alors de leur montrer un vidéo et de les laisser nous expliquer ce qu'ils voient, ce qu'ils entendent et ce qu'ils ressentent, ça nous aide à entrer dans leur tête, à voir les choses de leur point de vue et à les aider.

Des choses terribles se sont produites pendant la pandémie, mais il y a aussi eu de la richesse.

Une citation de :Dr Hayley Wickenheiser, directrice du développement des joueurs des Maple Leafs
Nick Robertson, appuyé sur ses genoux, attend son tour pour prendre part à un exercice.

L'attaquant Nick Robertson était du camp de développement des Maple Leafs.

Photo : Twitter/Maple Leafs

Le Québécois Stéphane Robidas a précédé Wickenheiser à la direction du département du développement des joueurs et il partage son opinion.

Le seul aspect négatif, c'est qu'on a perdu le contact face à face, en présentiel. Ça, c'est quelque chose que j'aimais beaucoup, dit-il. Mais, si tu calcules le temps que ça prend pour te rendre à l'aéroport, le temps que tu passe dans l'avion, le temps que tu arrives, tout ce temps-là passé à voyager, c'est beaucoup d'heures que tu peux passer à faire autre chose. De ce côté-là, je trouve que [la pandémie] a été un mal pour un bien, si je peux dire.

Stéphane Robidas a vu son contrat avec les Maple Leafs prendre fin en juillet dernier lorsqu'il a saisi une chance d'être entraîneur-chef dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec. Jusque-là, il avait supervisé les défenseurs de l'organisation torontoise pendant quatre ans, soit pendant presque toute la pandémie.

Avec tous les outils et toutes les ressources qu'on avait pour le vidéo, la pandémie a fait que j'ai vu beaucoup plus de matchs de nos [espoirs] dans la dernière année et demie, affirme-t-il. Des fois, il fallait attendre un jour ou deux pour que [les images] rentrent dans notre système, mais pour ce côté-là, la pandémie a amené plusieurs points positifs.

S'adapter dans le contexte de la pandémie n'a pas été une mince affaire, disent Robidas et Wickenheiser, mais des leçons ont été tirées de l'expérience et elles aideront l'organisation à mieux encadrer ses espoirs dorénavant.

Les Maple Leafs enverront d'ailleurs une formation de 26 joueurs à un tournoi à Traverse City, au Michigan, du 16 au 20 septembre, afin qu'ils puissent y parfaire leurs apprentissages de la dernière semaine. Huit d'entre eux sont des joueurs autonomes en quête d'un contrat professionnel avec l'organisation.

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