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Insulté par un manifestant, Justin Trudeau réplique avec sarcasme

Un homme crie devant un autocar.

Un manifestant a crié des insultes au chef libéral Justin Trudeau, à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le chef du Parti libéral du Canada Justin Trudeau a été accueilli de nouveau par des manifestants en colère lors d'un de ses déplacements en Colombie-Britannique, lundi, dont un homme qui l'a défié au combat, a insulté sa femme et a tenu des propos vulgaires et sexistes.

L'incident s'est produit à l'extérieur des studios de télévision de Global News à Burnaby, où Justin Trudeau devait accorder une entrevue à la reporter Neetu Garcha.

Avant de commencer l'enregistrement, les manifestants ont fait jouer à tue-tête la chanson We’re Not Gonna Take It du groupe rock Twisted Sister dans le stationnement avoisinant, peut-on voir et entendre dans une vidéo partagée par le réseau.

Un opposant s'en est pris personnellement au leader libéral en lui criant des injures tout en lui adressant un doigt d'honneur et en l'invitant à venir le confronter.

Piqué au vif, M. Trudeau a baissé son masque pour répliquer au chahuteur : Il n'y aurait pas un hôpital que tu devrais aller embêter, là, tout de suite?

Trudeau réplique à un manifestant

Dans l’entourage du chef libéral, on souligne que Justin Trudeau était offensé par les propos du manifestant et que la remarque était sarcastique. On soutient que l'homme était agressif et injurieux.

Après des discussions avec la Gendarmerie royale du Canada, il a été décidé de déplacer l'enregistrement de l'entrevue à l'intérieur. La conjointe du chef libéral, Sophie Grégoire Trudeau, était absente quand le contestataire a dit ses commentaires offensants.

Mardi, M. Trudeau a été invité à revenir sur sa réplique de la veille.

Les Canadiens savent très bien que ça ne me dérange pas trop quand les gens me lancent des insultes, quand ils m’attaquent personnellement. Ça fait partie de ma job. Je préfère qu’ils viennent m’attaquer que de s’en prendre à des infirmières ou des médecins. Mais cet individu-là a attaqué de façon personnelle et dégueulasse ma femme, a répondu le chef libéral aux journalistes lors d'un point de presse à Richmond.

M. Trudeau a laissé entendre qu'il ne regrettait pas d'avoir répliqué de la sorte au manifestant.

J'ai choisi [d'être en politique]. Ma famille croit profondément en ce que je fais et a dû endurer beaucoup de choses. Mais tout le monde a ses limites. Je vais toujours repousser [les attaques] quand quelqu'un franchit la ligne, a-t-il ajouté.

Justin Trudeau et la journaliste regardent au loin.

Justin Trudeau devait s'entretenir avec la reporter Neetu Garcha à l'extérieur des studios de Global News à Burnaby, lundi.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Cet événement est survenu quelques heures seulement après l'annonce de la promesse du chef libéral de rendre illégaux le fait de bloquer l’accès à un bâtiment où l’on prodigue des soins de santé et les gestes d’intimidation visant des travailleurs de la santé ou des patients.

Cette prise de bec a également eu lieu le jour même où plusieurs manifestations ont été organisées par des militants antivaccins devant des centres hospitaliers de Toronto, Calgary, Edmonton, Charlottetown, Montréal, Halifax, Winnipeg et Ottawa.

La caravane libérale est régulièrement prise pour cible par des manifestants opposés aux mesures sanitaires et à la vaccination obligatoire.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh, qui condamne sans équivoque les manifestants qui empêchent les travailleurs de la santé d'accéder aux hôpitaux, a jugé que le commentaire de M. Trudeau était déplacé. C'est dangereux, a-t-il réagi mardi, en point de presse à Toronto.

Sachant que les travailleurs de la santé sont brûlés et qu'ils traversent des moments difficiles, le chef libéral n'aurait pas dû faire une blague à ce sujet, selon le chef du NPD.

Avec les informations de Louis Blouin et d'Ashley Burke de CBC News

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