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Les chefs fédéraux invités à commenter un scénario de gouvernement minoritaire

Justin Trudeau, vu à travers les feuilles d'arbres, lors d'un point de presse.

Justin Trudeau a contourné la question sur l'hypothèse où son parti n'obtiendrait pas le plus de sièges dans un Parlement minoritaire.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne

À une semaine du vote du 20 septembre, les chefs en campagne ont été invités à considérer de possibles scénarios de gouvernements minoritaires, avec ou sans coalition.

Lundi matin, le chef du Bloc québécois a été le premier à se présenter devant les journalistes et à se prononcer sur son rôle dans un gouvernement, si minoritaire.

La semaine dernière, Yves-François Blanchet a clairement dit qu'il ne participerait pas à une éventuelle coalition et que sa formation voterait, dossier par dossier, en ayant en tête les intérêts du Québec.

À Gaspé, il a choisi d'explorer un scénario où Erin O'Toole devenait premier ministre d'un gouvernement conservateur minoritaire.

Si ce sont les conservateurs, on va dire "on est peut-être parlable". On va commencer par leur dire : "Tu peux-tu envoyer le 6 milliards de chèque au Québec sur les garderies? Tu peux-tu augmenter les transferts en santé plutôt que de faire des faux-fuyants, puis des demi-vérités, puis un contrat à la gomme balloune?", a offert le chef bloquiste, en point de presse.

Jagmeet Singh vu à droite d'une pancarte du NPD à Sudbury à l'avant-plan.

Jagmeet Singh lors d'un arrêt de campagne à Sudbury, en Ontario, dimanche.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), lui, ne veut absolument pas envisager un résultat d'élections qui consisterait à se contenter de la balance du pouvoir dans un gouvernement minoritaire.

Je me présente pour le poste de premier ministre, a répondu Jagmeet Singh à la question qui évoquait ce scénario, lors d'un arrêt de campagne dans le nord de l'Ontario, à Sioux Lookout. En 2019, M. Singh offrait aussi, et à chaque occasion, cette déclaration.

Le chef conservateur, lui, refuse aussi de s'engager dans une réflexion sur un résultat qui lui donnerait plus de sièges, face à des libéraux et néo-démocrates qui pourraient s'entendre pour former un gouvernement ensemble. Pareille perspective serait-elle acceptable, selon lui?

Plan rapproché d'Erin O'Toole.

Erin O'Toole lors d'un point de presse à Kanata, en Ontario, lundi.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

On va voir le 20 septembre, s'est contenté de répondre Erin O'Toole. Il y a une autre semaine dans cette élection et je vais travailler chaque jour à notre campagne positive, a-t-il insisté.

Le ton de sa campagne n'avait plus rien de positif, lundi matin, alors qu'il attaquait, et de manière très personnelle, le chef libéral.

Justin Trudeau, lui, n'a pas hésité à commenter les attaques conservatrices lorsqu'on lui en a offert l'occasion, à Vancouver.

Justin Trudeau répond à une question sur l'hypothèse d'une coalition gouvernementale

M. Trudeau est toutefois au même diapason que M. O'Toole quand il s'agit d'imaginer l'après 20 septembre. Rien à dire sur la possibilité d'un gouvernement de coalition.

Je ne veux pas répondre à des questions hypothétiques maintenant. On va continuer de travailler tous les jours pour démontrer qu'on a le meilleur plan, a-t-il offert, dans un écho aux commentaires de son adversaire.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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