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En Saskatchewan, la campagne électorale est entachée par des actes de vandalisme

Une pancarte déchirée.

Une pancarte de la candidate libérale à Prince Albert, Estelle Hjertaas.

Photo : Estelle Hjertaas

Charles Le Bourgeois

À quelques jours de l’élection fédérale, le 20 septembre prochain, de plus en plus de candidats en Saskatchewan disent être victimes de harcèlement ou d’intimidation sur fond d’actes de vandalisme.

Parmi eux, la candidate libérale à Prince Albert, Estelle Hjertaas, affirme que plusieurs de ses affiches et pancartes de campagne ont été volées ou vandalisées. Même si elle n’est pas surprise par ces attaques en période d'élection, elle estime toutefois que cette fois-ci c’est vraiment différent, car en moins de 24 heures des panneaux ont été volés, détruits, aplatis par des voitures, ou coupés en deux.

C’est une attaque contre la démocratie.

Une citation de :Estelle Hjertaas, candidate libérale à Prince Albert

Les gens pensent que ce ne sont que des pancartes électorales, mais en réalité, ils agissent contre la démocratie, dit-elle. Si on respecte la démocratie, il faut respecter tous les candidats, et ça inclut les pancartes électorales.

La candidate libérale juge la situation frustrante, car lorsque des affiches disparaissent dans un quartier, explique-t-elle, les gens pensent qu’elle ne s’investit pas suffisamment dans sa campagne, et qu’elle n’est pas intéressée.

Dans la capitale provinciale, le candidat libéral de Regina-Wascana, Sean Mceachern, a quant à lui reçu des excréments de chien sur sa voiture, la semaine dernière, alors qu’il faisait du porte-à-porte avec l’un de ses bénévoles.

Mais les candidats libéraux ne sont pas les seuls à être victimes d'actes d'intimidation. Le candidat du Parti populaire du Canada pour Saskatoon-Grasswood, Mark Freisen, affirme lui aussi avoir fait l’objet de harcèlement. Il assure que la majorité de ses affiches et pancartes de campagne ont été volées, abîmées ou endommagées, et qu’il a dû remplacer plus de 200 pancartes dans sa circonscription.

Ces actes sont illégaux.

Une citation de :Mark Freisen, candidat du Parti populaire du Canada pour Saskatoon-Grasswood
Une pancarte de campagne abîmée.

Le candidat du Parti populaire dans Saskatoon-Grasswood, Mark Freisen affirme aussi avoir été victime d'actes de vandalisme.

Photo : Mark Freisen

Ce type de comportement, explique-t-il, démontre que le pays est divisé. M. Freisen croit qu’il faut trouver un juste milieu où les opinions peuvent être débattues sans que cela mène au vandalisme.

Par ailleurs, le candidat du Parti populaire rappelle que le chef du parti, Maxime Bernier, a reçu un œuf sur la tête au début du mois à Saskatoon, lors d’un déplacement de campagne. Un acte qui n’est pas isolé, puisque le premier ministre, Justin Trudeau, a lui-même été la cible de jets de cailloux lors d’un événement public la semaine dernière à London, en Ontario.

Le Parti conservateur du Canada et le Nouveau Parti démocratique du Canada n’ont pas donné suite à nos demandes, pour savoir s’ils avaient eux aussi des candidats victimes d’intimidation.

Avec les informations de Katia St Jean

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