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Valérie Plante qualifie de « dégueulasses » les actions des militants antivaccins

La mairesse se dit « outrée » et « en colère ».

La mairesse en point de presse.

La police interviendra dans la mesure du possible, mais la Ville se mettra aussi à la recherche de moyens légaux pour mettre fin aux manifestations des militants antivaccins devant les écoles et les hôpitaux, affirme la mairesse Valérie Plante.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La première magistrate de Montréal monte le ton à l'égard des opposants aux mesures sanitaires qui multiplient les coups d'éclat depuis quelque temps devant les institutions publiques.

En point de presse, lundi après-midi, la mairesse Valérie Plante s'est dite outrée et en colère contre ces militants antivaccins qui se sont présentés devant des écoles de la métropole, vendredi, puis aux abords du Centre universitaire de santé McGill, lundi.

Je trouve ça dégueulasse, a-t-elle lâché.

Que ces militants viennent écœurer les travailleurs de la santé qui donnent tout, qui sont au front, Mme Plante juge que ce n'est pas normal.

Ce n'est pas acceptable, on ne peut pas accepter ça, a-t-elle répété lundi.

Devant les écoles, c'est non!, a averti la mairesse. Même chose pour les centres de vaccination situés sur le territoire montréalais.

Vous n'êtes pas d'accord [avec la vaccination]? Fine. C'est bien correct. Mais de là à empêcher des gens d'aller se faire vacciner, de faire leur travail, d'aller soigner des gens ou d'aller étudier, c'est non.

Une citation de :Valérie Plante, mairesse de Montréal

La police interviendra dans la mesure du possible, mais la Ville se mettra aussi à la recherche de moyens légaux pour mettre fin aux manifestations des militants antivaccins devant les écoles et les hôpitaux, a déclaré Mme Plante.

En attendant, elle demande au gouvernement du Québec d'intervenir.

De son côté, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a averti les opposants aux mesures sanitaires que la police surveillera de près les manifs, lundi.

Tenter de bloquer l’accès aux hôpitaux n’aide en rien le débat, a-t-il affirmé sur Twitter, soulignant au passage que les antivaccins choisissent une mauvaise cible, alors que ce sont principalement les non-vaccinés qui engorgent notre réseau de santé.

La semaine dernière, le ministre Dubé avait indiqué que neuf personnes sur dix admises aux soins intensifs en raison de la COVID-19, le 8 septembre, n'étaient pas adéquatement vaccinées.

Rendre de telles actions illégales

Si la métropole du Québec est visée depuis quelques jours par les militants antivaccins, elle n'est pas la seule ville canadienne à devoir composer avec cette réalité.

Dimanche, environ 2000 personnes ont protesté à Calgary contre la politique de vaccination obligatoire et d’autres mesures de santé publique.

Puis, lundi après-midi, dans la Ville Reine, une centaine de protestataires se sont rassemblées à Queen's Park avant de se diriger vers l’Hôpital général de Toronto.

Ces actions ont été largement dénoncées par les chefs fédéraux en campagne. Libéraux, conservateurs et néo-démocrates proposent d'ailleurs de rendre illégal le fait de bloquer l’accès à un établissement de santé.

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