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Le Hezbollah annonce une livraison de carburant iranien au Liban

Le portrait du chef du Hezbollah dans le village d'Adaisseh, près de la frontière israélienne.

Le portrait du chef du Hezbollah dans le village d'Adaisseh, près de la frontière israélienne

Photo : Reuters / AZIZ TAHER

Radio-Canada

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a annoncé lundi que les premières cargaisons de carburant iranien allaient arriver jeudi au Liban, aux prises avec une pénurie énergétique chronique.

Il a indiqué que le premier navire était arrivé dimanche soir au port de Banias, dans le nord-ouest de la Syrie, où il devait être déchargé lundi.

Par la suite, le carburant sera acheminé au Liban par voie terrestre, selon M. Nasrallah.

Le transport de ce carburant débutera jeudi prochain vers la région de Baalbek, dans l'est du Liban, où il sera stocké avant le début de la distribution, a-t-il précisé.

M. Nasrallah a souligné que le Hezbollah a décidé de faire venir des navires iraniens en Syrie et non directement au Liban pour éviter que l'État libanais ne soit embarrassé et soumis à des sanctions.

Le parti chiite est classé groupe terroriste par Washington et visé par des sanctions.

Le chef du Hezbollah a déclaré que l’objectif de son parti n'est pas de vendre ou de faire du commerce, mais d'aider à soulager les souffrances des gens. Il a précisé que ce sont des hôpitaux publics, des maisons de retraite, des orphelinats ainsi que la Croix-Rouge qui seront approvisionnés en priorité.

Il a également indiqué que le reste de la cargaison sera vendue à un certain nombre d'établissements privés, notamment à des hôpitaux et à des boulangeries ainsi qu'à des propriétaires de groupes électrogènes diesel.

Par ailleurs, M. Nasrallah a annoncé qu'un deuxième navire de carburant allait partir dans quelques jours d'Iran, tandis qu'un troisième commencera à charger de l'essence lundi prochain et qu'un quatrième suivra.

Le 19 août dernier, en plein milieu d’une pénurie paralysante de carburant au Liban, M. Nasrallah avait affirmé qu'un navire iranien chargé de carburant s'apprêtait à appareiller en direction du Liban et que d'autres allaient suivre pour soulager le pays.

Le Liban vit l'une des pires crises économiques du monde depuis 1850, selon la Banque mondiale.

Première réunion du nouveau gouvernement

Des membres du gouvernement assis devant des drapeaux du Liban.

La première réunion du nouveau gouvernement libanais avec le président Michel Aoun

Photo : Reuters / DALATI NOHRA

Hassan Nasrallah a tenu son discours quelques heures après la première réunion du nouveau gouvernement libanais et a salué sa formation, l'exhortant à mener à bien sa tâche.

Après 13 mois de vide, le nouveau gouvernement libanais a tenu lundi sa première réunion pour se pencher sur la crise économique qui s’est abattue sur le pays depuis deux ans.

Le Liban était sans nouveau gouvernement depuis la démission du cabinet de Hassan Diab dans la foulée de l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth le 4 août 2020.

Parmi les innombrables défis, le nouveau gouvernement devra parvenir rapidement à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), étape incontournable pour une sortie de crise.

À court de devises étrangères et en défaut de paiement sur sa dette, le Liban connaît de graves pénuries touchant à tous les aspects de la vie quotidienne : carburant, électricité et médicaments.

La compagnie d'électricité d'État n'en produit que très peu, ce qui laisse les entreprises et les ménages presque entièrement dépendants de petits générateurs privés fonctionnant au mazout.

La crise financière a anéanti 90 % de la valeur de la livre libanaise depuis 2019, a fait grimper les prix des denrées alimentaires de plus de 550 % et a plongé les trois quarts de la population dans la pauvreté.

Nous nous attellerons à la résolution de la question des [pénuries de] carburants et de médicaments pour arrêter l'humiliation des Libanais, a promis lundi le premier ministre Najib Mikati.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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