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Des groupes écologistes demandent à GNL Québec de respecter le refus du Québec

Le ministre Benoit Charette s'adresse aux médias.

Le ministre Benoit Charette avait annoncé la décision du gouvernement concernant le projet de GNL Québec à partir de Saguenay.

Photo : Radio-Canada

Des groupes environnementaux demandent à GNL Québec de jeter l'éponge et de faire stopper les analyses environnementales toujours en cours au niveau fédéral.

Celles-ci se poursuivent malgré le refus du gouvernement du Québec de donner le feu vert au projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel devant être construite à Saguenay.

Les groupes, dont font notamment partie Nature Québec, Greenpeace, la Coalition Fjord et Équiterre, réagissaient à un article publié par Le Devoir selon lequel GNL Québec espère toujours obtenir son autorisation du gouvernement fédéral à la suite de l'analyse de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada (AEIC).

Selon le quotidien, GNL Québec a indiqué à l'AEIC son intention de poursuivre l'évaluation environnementale. Comme il avait été mentionné au début du mois d'août à Radio-Canada, la demande d'arrêt doit provenir du promoteur.

Le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), Benoit Charette, est venu à Saguenay le 21 juillet pour annoncer que Québec n'accorderait pas son décret d'autorisation. La décision a été officialisée par la suite dans une publication de la Gazette officielle le 11 août.

C’est un grave manque de respect envers une décision du gouvernement du Québec dûment appuyée par une analyse environnementale rigoureuse, ont souligné les groupes.

Rappelons que le ministre avait basé son analyse sur un rapport très critique du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Officiellement, GNL Québec continue à affirmer qu'aucune décision n'a encore été prise pour le projet Énergie Saguenay. En raison de la période estivale et de ses impondérables, le conseil d’administration de GNL Québec doit poursuivre le travail nécessaire pour compléter son analyse de la situation, a répondu lundi en fin de journée Louis-Martin Leclerc, porte-parole de l'entreprise.

Charette rappelle son refus

Plus tôt en matinée, Benoit Charette avait répété que le projet ne pourra aller de l'avant sans l'accord du Québec. Le promoteur peut bien souhaiter que le fédéral poursuive son évaluation, mais le projet ne verra pas le jour étant donné qu'il ne respecte pas les exigences environnementales québécoises. Nous réitérons de plus la nécessité d'avoir une seule évaluation environnementale par projet, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Les groupes ont aussi soutenu que poursuivre le processus d’évaluation environnementale fédérale est complètement absurde et constitue un gaspillage de temps et de fonds publics qui devraient plutôt être investis dans la transition énergétique.

Richard Martel réagit

Par ailleurs, le député sortant et candidat dans Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, continue à faire référence à son appui en faveur du projet de GNL Québec. C'était d'ailleurs le sujet d'un texto envoyé aux électeurs le 2 septembre.

Le lieutenant politique pour le Québec du Parti conservateur du Canada a été invité par Radio-Canada à commenter la poursuite des études environnementales au niveau fédéral. Contrairement à Yves-François Blanchet qui a déjà dit n'avoir aucune sympathie pour le projet, avant même le BAPE, nous avons toujours travaillé pour le voir se réaliser, conformément avec la volonté de la population locale. Nous ne commenterons pas des études dont nous ne connaissons pas le contenu et qui sont encore en cours. Une fois les études terminées, nous discuterons du rapport avec le gouvernement du Québec et continuerons de travailler de concert avec eux, a fait savoir Richard Martel, via un message envoyé en fin de soirée lundi.

Des noms retirés du Registre des lobbyistes

Deux jours après la publication officielle du décret par le gouvernement du Québec le 11 août, le promoteur d’Énergie Saguenay avait retiré deux noms de personnes autorisées à faire des activités de lobbyisme dans son inscription au Registre des lobbyistes du Québec.

L’autre filiale de la société en commandite Symbio Infrastructure, Gazoduq, avait fait de même. C'est cette entreprise qui pilote le projet de construction d'un gazoduc de 780 km entre le nord-est de l'Ontario et le Saguenay. Cette dernière permettrait d'acheminer le gaz naturel en provenance de l'Ouest canadien.

GNL Québec avait notamment fait retirer le nom de Stéphan Tremblay. L'ancien député bloquiste et péquiste occupait le poste de directeur du développement régional.

L'entreprise avait procédé à des mises à pied à son bureau de Saguenay cet été.

Il ne reste que les noms du président du conseil d’administration et cofondateur, Jim Illich, du président, Tony Le Verger, et du directeur environnement, Sylvain Ménard.

Aucun autre élément n’a été changé. L’inscription toujours en vigueur vise à faire pression sur des élus en vue d'obtenir l'ensemble des permis requis en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement.

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