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Archives

Fermont : l’histoire d’une ville intérieure

Mur-écran de la ville de Fermont et autres résidences en hiver.

Le bâtiment-écran long de 1,3 kilomètre renferme tous les services offerts aux Fermontois et protège la ville des violents vents du nord.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La ville de Fermont, bâtie dans les années 1970 par la compagnie minière Québec Cartier, est unique en Amérique du Nord. Nos archives témoignent des particularités géographiques qui ont défini l’architecture singulière de cette ville mono-industrielle créée pour l’exploitation du fer.

Établie au nord du 53e parallèle, à proximité de la frontière du Québec et de Terre-Neuve, la ville minière de Fermont doit son nom au minerai de fer qui se trouve en grande quantité au mont Wright, situé à 25 km à l’ouest de la ville.

La mine est exploitée par la compagnie Québec Cartier, rebaptisée ArcelorMittal Mines Canada en 2008. Ce sont 80 % des revenus de la ville qui proviennent de l’exploitation de la mine créée en 1974.

Nous avons décidé de faire une ville qui ne serait pas un camp, mais une ville sur une base permanente.

Une citation de :Bruno Boissé, surintendant général, Cie Québec Cartier (1976)

Le 9 mars 1976 à l’émission Le 60, Claude Jean Devirieux présente un reportage sur la vie des travailleurs miniers vivant à Fermont.

Le 60, 9 mars 1976

Construite à 25 kilomètres en dehors de la mine, pour que ses habitants ne subissent pas les bruits engendrés par l’exploitation du mont Wright, Fermont se rapproche des agglomérations de Labrador City et de Wabush.

En construisant la ville en 1974 pour y loger ses 1500 employés et leur famille, la compagnie Québec Cartier souhaite créer un cadre répondant aux besoins des gens qui vont l’habiter.

Fermont devra être fonctionnelle durant trois quarts de siècle, temps estimé d’exploitation de la mine. Les conditions climatiques subarctiques sont également à prendre en compte pour la construction des bâtiments.

Le mur c’est un peu la "Main" de Fermont.

Une citation de :Employé de la mine et résident du mur-écran

Les hivers sont longs et froids à Fermont. Un mur-écran est érigé pour faciliter la vie de ses habitants.

L’édifice, en forme de pointe de flèche, s’étend sur 1,3 kilomètre et protège la ville des vents violents du nord-ouest.

D’une hauteur de 20 mètres, avec quelques secteurs présentant une hauteur d’environ 50 mètres, les cinq étages du mur-écran créent un microclimat moins rigoureux dont bénéficient les maisons disposées au sud.

Le mur comprend 350 logements et tous les services essentiels.

Le 8 avril 2006 à l’émission Ça vaut le détour, le journaliste Jacques Thivierge nous invite à faire une visite des lieux.

Ça vaut le détour, 8 avril 2006

À l’intérieur du mur-écran, on retrouve : une piscine, un aréna, une mairie, un bureau de poste, une école primaire et secondaire, un hôpital, une pharmacie, un bar, un salon de quilles, des boutiques, des restaurants...

Le lieu inusité est élaboré par les architectes québécois Maurice Desnoyers et Norbert Schoenauer. En rendant le lieu multifonctionnel, ils conçoivent une version améliorée du concept de bâtiment-écran de l’architecte britannique Ralph Erskine que l’on retrouve dans deux villes de Suède devant composer elles aussi avec leur nordicité.

En dehors du mur-écran, ce sont des paysages d’une grande beauté ponctués d’aurores boréales qui s’offrent à la vue des Fermontois.

Tous les jours et toutes les nuits, des autobus transportent les travailleurs de la ville à la mine. Les habitants de Fermont viennent y vivre leur vie active. C’est une ville que l’on quitte la retraite venue. Jusqu'en 2015, il n'existait aucun cimetière à Fermont.

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