•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des électeurs en Saskatchewan font du changement climatique une priorité

Des mains entourent des plies de monnaies sur lesquelles poussent de petits arbres.

L’environnement constitue un enjeu essentiel pour certains électeurs. (archives)

Photo : getty images/istockphoto / weerapatkiatdumrong

Radio-Canada

Alors que la période estivale en Saskatchewan a été marquée par la chaleur et la sécheresse, plusieurs électeurs de la province donnent la priorité à l'action contre le changement climatique à l'occasion des élections fédérales, le 20 septembre prochain.

Parmi eux, Micheal Heimlick, évaluateur de programme de l’entreprise Two Bridges Consulting, à Saskatoon, utilise une voiture électrique et est devenu végétarien. Mais, selon lui, ces gestes ne suffisent pas à sauver l’avenir de sa fille de 5 mois. Je veux beaucoup de mesures tout de suite, dit-il sans cacher sa déception. Il n’y a pas beaucoup de gens en Saskatchewan qui s'en soucient vraiment.

M. Heimlick confie qu'il a voté pour le Parti libéral du Canada lors des deux dernières élections. Mais cette fois-ci, il envisage de soutenir le Nouveau Parti démocratique (NPD) en raison de ses promesses liées au climat.

Micheal Heimlick réclame notamment la fin des subventions au pétrole et au gaz, et plus de soutien pour les personnes qui veulent apporter des changements. Par ailleurs, il dit avoir envoyé un courrier électronique à de nombreux politiciens pour demander des mesures urgentes. Mais rien ne s’est passé.

À Regina, Chris Harris est un électeur indécis, car, selon lui, les quatre principaux partis échouent dans leur stratégie climatique. Toutefois, explique-t-il, les libéraux semblent avoir le plan le plus concret avec les objectifs les plus mesurables. M. Harris souhaite donc un gouvernement minoritaire dirigé par les libéraux où le NPD pourrait avoir de l’influence.

De son côté, Sehjal Bhargava, étudiante en quatrième année de médecine à l’Université de la Saskatchewan, fait du climat une priorité. Ce qu’elle veut, c’est un changement de l'industrie des combustibles fossiles, des objectifs clairs de réduction des émissions, des investissements dans les véhicules écologiques, et des programmes de compostage à l’échelle des villes. Selon elle, le programme libéral règle certains de ces problèmes, mais le parti a été incapable de tenir ses précédentes promesses, regrette-t-elle.

Étant étudiante en médecine, elle affirme voir tous les jours des personnes présentant des allergies à cause de la fumée des feux de forêt qui sont liés au climat. Elle espère qu’un candidat abordera ce sujet. Notre santé dépend de notre environnement, souligne-t-elle.

Pour sa part, le professeur agrégé d’histoire de l’environnement à l’Université de la Saskatchewan, Jim Clifford, accuse les gouvernements successifs de parler de changement climatique sans rien faire. Il déplore notamment les promesses non tenues à la suite des accords internationaux de Kyoto et de Copenhague.

M. Clifford dit se sentir davantage concerné par le changement climatique depuis qu’il a deux enfants. Les vacances d’été de mes enfants ont été perturbées parce que nous nous déplacions en voiture quand il faisait 40 degrés. Nous avons passé un week-end dans la fumée, dit-il.

Selon lui, non seulement le changement climatique est un problème pour la génération future, mais c’est aussi une dure réalité d’aujourd’hui.

Avec les informations de Pratyush Dayal

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !