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Twitch poursuit deux comptes soupçonnés d’être à l’origine de déferlements haineux

Un joueur de jeux vidéo utilisant un ordinateur.

Le mouvement A Day Off Twitch (une journée sans Twitch) a eu des échos même au Québec le 1er septembre dernier.

Photo : iStock / Istockphotos

Agence France-Presse

La plateforme Twitch a porté plainte contre deux comptes présumés à l’origine de robots (bots) programmés pour inonder d’insultes racistes et homophobes des fenêtres de discussion sous les vidéos en direct.

La plateforme de diffusion en continu de parties de jeux vidéo fait face à une déferlante haineuse à l'encontre de créateurs et créatrices de contenus, notamment des personnes racisées ou issues de la communauté LGBTQ+.

Des instavidéastes ont récemment mobilisé des adeptes de la plateforme à coup de slogans et de mots-clics sur Twitter (#TwitchDoBetter, ou Twitch doit faire mieux, en français) et même d'une journée de grève (#ADayOffTwitch, ou une journée sans Twitch, en français) pour faire pression sur Twitch afin qu’elle les protège contre ces attaques. L’entreprise, qui est la propriété d'Amazon, a pris des mesures à cet égard, sans parvenir à enrayer le phénomène jusqu'à présent.

Deux comptes visés

Selon la plainte déposée jeudi dans un tribunal de San Francisco, en Californie, deux personnes, identifiées selon les pseudonymes Cruzzcontrol et CreatineOverdose, gèrent une multitude de comptes sur la plateforme sous différentes identités. Elles sont capables de générer des milliers de robots en quelques minutes dans le but de harceler leurs victimes.

Twitch pense qu'elles sont basées respectivement aux Pays-Bas et à Vienne. Cruzzcontrol serait à l'origine d'environ 3000 robots associés avec la déferlante haineuse récente.

La plateforme avait banni ces personnes, mais elles ont contourné l'interdiction en créant des comptes alternatifs et en changeant continuellement leur code informatique de leur déferlante haineuse pour éviter d'être repérées et suspendues, selon la plainte.

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