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COVID-19 : rien ne justifie une 3e dose dans la littérature scientifique

Une femme reçoit une dose du vaccin contre la COVID-19.

L'efficacité de la vaccination est plus grande contre les formes graves de la maladie que contre les formes plus bénignes.

Photo : (Sumaya Hisham/Reuters)

Radio-Canada

L'efficacité des deux doses de vaccin pour prévenir les cas sévères de la COVID-19 est si élevée, même dans le cas du variant Delta, qu’un groupe international de scientifiques estime qu’une troisième dose de rappel n’est pas nécessaire pour la population générale à ce stade de la pandémie.

Les experts en viennent à cette conclusion après avoir analysé les données d'essais randomisés contrôlés et d'études d'observation publiées sur la vaccination dans les derniers mois dans les principales revues scientifiques.

Ces recherches montrent que les vaccins restent très efficaces contre les formes graves de la maladie, y compris celles provoquées par les principaux variants du virus, notent les chercheurs dans un communiqué publié en marge de leurs travaux dans la dernière livraison de la revue The Lancet (en anglais).

Ainsi, la moyenne des résultats rapportés par les études d'observation montre que les deux doses présentent une efficacité de plus de 80 % contre l’ensemble des infections dues aux variants Delta et Alpha, et une efficacité de 95 % contre les formes graves de la COVID-19.

De plus, pour tous les types de vaccins et de variants du virus, l'efficacité de la vaccination est plus grande contre les formes graves de la maladie que contre les formes plus bénignes.

Bien que les vaccins soient moins efficaces contre les formes asymptomatiques que les formes graves de la maladie, même dans les populations où la couverture vaccinale est élevée, la minorité non vaccinée reste le principal vecteur de transmission, tout en étant elle-même la plus exposée au risque de maladie grave.

Une citation de :Extrait de l'étude publiée dans « The Lancet »

Dans l’ensemble, les études actuellement disponibles ne fournissent pas de preuves crédibles d'une diminution substantielle de la protection contre les maladies graves, ce qui est l'objectif premier de la vaccination.

Les chercheurs recommandent donc que, dans les prochains mois, la priorité de vaccination soit donnée aux personnes qui n’ont pas encore reçu une première dose et qui courent ainsi un risque plus grand de développer une forme grave de la maladie.

Déployer les vaccins où ils sont le plus utiles

Même si on peut tirer un certain bénéfice d’une dose de renforcement, il ne l'emportera pas sur les avantages de fournir une protection initiale aux personnes non vaccinées. Si les vaccins sont déployés là où ils sont le plus utiles, ils pourraient accélérer la fin de la pandémie en empêchant l’apparition de nouveaux variants, explique la Dre Ana-Maria Henao-Restrepo de l'OMS, l'auteure principale des travaux.

En outre, les chercheurs expliquent que même si les niveaux d'anticorps chez les personnes vaccinées diminuent au fil du temps, cela n’est pas nécessairement associé à une réduction de l'efficacité des vaccins contre les maladies graves.

Selon eux, la protection contre les formes graves n’est pas uniquement assurée par le travail des anticorps, mais aussi par la mémoire immunitaire et l’immunité cellulaire, deux phénomènes qui s’étirent davantage dans le temps.

Si les rappels sont finalement utilisés, il sera nécessaire d'identifier les circonstances spécifiques dans lesquelles les avantages l'emportent sur les risques.

Les variants n'ont pas encore évolué au point de pouvoir échapper à la réponse immunitaire à mémoire induite par les vaccins.

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