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Chronique d’une crise annoncée à l’hôpital de Roberval

Une infirmière injecte un vaccin contre la COVID-19 dans une seringue.

Une infirmière injecte un vaccin contre la COVID-19 dans une seringue.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

La crise à l’hôpital de Roberval était prévisible.

C’est ce qu’a reconnu le directeur des services multidisciplinaires du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Serge Lavoie, dans le cadre de l’émission C’est jamais pareil.

On s’attendait à une situation difficile [sur place] jusqu’à la fin septembre ou au début octobre, a-t-il admis.

On appréhendait la période estivale, les vacances. Il fallait donner des congés pour permettre au monde de se reposer, a précisé M. Lavoie.

Serge Lavoie devant l'hôpital de Roberval.

Le directeur des services multidisciplinaires au CIUSSS, Serge Lavoie

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Pour tenter tant bien que mal de faire face aux difficultés, il a souligné que des efforts avaient été investis en amont pour aller chercher du personnel à l’extérieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le hic, à son avis, c’est que le manque de personnel est loin d’être un problème purement régional.

Partout au Québec, tout monde est en pénurie de main-d'œuvre, a-t-il déploré.

Il a ajouté que l’attraction des travailleurs est plus difficile dans les milieux éloignés.

L'hôpital de Roberval se dresse sous un ciel bleu.

L'hôpital de Roberval

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Si les responsables du CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’attendaient à ce que l’hôpital de Roberval se retrouve en difficulté, ils ont été étonnés par les départs à la chaîne d’infirmières et d’infirmières auxiliaires. Pas moins de huit d’entre elles ont récemment démissionné.

C’est surprenant que ce soit un front commun comme ça. On se l’explique mal. Maintenant, il faut qu’on vive avec ça et qu’on regarde ce qu’on peut faire, a souligné Serge Lavoie.

On comprend l’épuisement du personnel. C’est une période qui est, on ne s’en cache pas, particulièrement turbulente. On a presque deux ans de COVID-19 dans le corps. On a la pénurie de personnel qui se fait sentir malgré tous les efforts de recrutement, a-t-il mentionné.

En dépit de toutes les embûches, M. Lavoie a tenu à faire preuve d’un optimisme prudent.

Selon les prévisions [du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean], le pire est pas mal passé. On pense que les choses vont se placer, a-t-il conclu.

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