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Des subventions de 200 000 $ disponibles pour le logement abordable à Halifax

Une maison en construction à Halifax en Nouvelle-Écosse.

Les promoteurs immobiliers qui investissent dans le centre-ville d'Halifax et de Dartmouth doivent verser une somme d'argent destinée au logement abordable.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

Radio-Canada

Deux ans après la mise en place d’un programme qui prélève des fonds des grands chantiers immobiliers pour les réinvestir dans des logements abordables, la ville d’Halifax offrira des subventions de 200 000 $ pour des projets qui seront présentés.

La période de candidatures est maintenant ouverte pour le programme de subventions pour le logement abordable (Affordable Housing Grant Program). Les dossiers sont acceptés jusqu'au 1er décembre.

Aucune demande n'a été reçue depuis le début de la période de mise en candidature, le 1er septembre.

C'est la première ronde de financement. Nous étudierons toutes les demandes reçues avec le personnel de la municipalité régionale d'Halifax et nos partenaires des organismes qui s'occupent du logement et de l'itinérance, dans le but de présenter nos recommandations au début de l'an prochain , indique Jill MacLellan, gestionnaire principale au sein du groupe responsable des politiques sociales du département d'urbanisme régional.

Une subvention payée par les promoteurs immobiliers 

L'argent provient d'un fonds établi en 2019 pour recueillir les primes de densité sur les plus grands projets immobiliers érigés dans la péninsule d'Halifax et au centre-ville de Dartmouth, dans le secteur encerclé par l'autoroute 111.

Depuis l'établissement du fonds, 2,7 millions de dollars destinés au logement abordable ont été prélevés d'une centaine de grands projets de construction.

Seuls les promoteurs de grands projets commerciaux ou résidentiels doivent payer un supplément pour toute construction dont la surface habitable est de plus de 2000 mètres carrés. Le supplément à payer dépend aussi de l'emplacement de l'édifice : par exemple, pour un édifice de 3000 mètres carrés dans le quartier sud d'Halifax, le supplément à payer serait de 51 600 $.

De ce supplément, 60 % doivent servir au logement abordable. Le promoteur peut aussi y consacrer la totalité du supplément.

Des premiers montants modestes

Jill MacLellan est consciente que les 200 000 $ ne suffiront pas à couvrir les coûts d'une nouvelle construction, mais elle espère que l'argent pourra servir à appuyer des projets déjà en chantier, par exemple, des bâtiments qui ont reçu du financement de la SCHL ou du gouvernement provincial.

Selon la directrice du YMCA à Halifax, Miia Suokonautio, il s'agit d'une fraction du montant nécessaire pour construire un édifice à logements. L'organisme a récemment déboursé 575 000 $ pour acheter un édifice comptant quatre logements pour y héberger les victimes de la traite de personnes.

Pour 200 000 $, on n'a pas les moyens d'acheter quoi que ce soit , admet Miia Suokonautio, même si toute somme d'argent aide .

Jill MacLellan précise que c'est un choix délibéré que de commencer par des montants modestes. Si nous répondions à toutes les demandes, l'argent serait vite épuisé, estime-t-elle. Nous voulons nous assurer de verser l'argent où les besoins sont plus grands explique Jill MacLellan, en ajoutant qu'il sera possible d'augmenter le montant si les projets soumis le justifient.

Jill MacLellan se dit fébrile à l'idée d'utiliser cet argent pour aider à trouver des solutions au logement. C'est une question importante et on peut facilement se sentir dépassé , reconnaît-elle. Les solutions durables au problème du logement abordable à Halifax requerront l'investissement de centaines de millions de dollars et la participation de tous les paliers de gouvernement, estime Jill MacLellan.

Le conseil municipal régional planche actuellement sur la seconde phase du plan de développement régional d'Halifax, incluant notamment le logement abordable.

La conseillère du quartier 11, Patty Cuttell, a proposé que le fonds de 2,7 millions de dollars puisse servir aussi à des projets hors du centre-ville. La motion a été adoptée par le conseil, mais les employés municipaux s'en tiennent aux spécifications initiales, qui stipulent que l'argent soit investi là où il a été prélevé.

Pour le moment, le fonds existant doit servir à des projets au centre-ville, ce que déplore Miia Suokonautio, qui note que le prix des propriétés y est plus élevé. Que devons-nous répondre aux gens qui vivent à Sackville et qui ont aussi besoin d'un logement abordable ? Je ne comprends pas pourquoi on fait cette distinction. Ne sommes-nous pas une municipalité?

Avec les informations de Jack Julian de CBC

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