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Amazon embauchera 15 000 travailleurs au Canada et haussera les salaires

Un entrepôt d'Amazon.

Des employés travaillent dans un entrepôt d'Amazon à Brampton, en Ontario. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

La Presse canadienne

Amazon Canada embauchera 15 000 nouveaux employés d'entrepôt et de distribution à travers le pays cet automne pour soutenir ses plans d'expansion au Canada, a annoncé lundi le géant du commerce électronique.

L'entreprise a également annoncé qu'elle augmenterait le salaire de départ de ses employés de première ligne au Canada, qui s'établira désormais entre 17 $ et 21,65 $, comparativement au salaire de départ actuel de 16 $ par heure.

Les employés actuels recevront également de 1,60 $ à 2,20 $ supplémentaires par heure, à compter de maintenant, a déclaré Amazon, peu importe leur ancienneté dans l'entreprise.

Nous nous développons très rapidement dans le pays, a déclaré Sumegha Kumar, directrice des opérations d'expédition aux clients canadiens pour Amazon Canada, dans une entrevue.

Notre entreprise se développe beaucoup et nous voulons continuer à rester concentrés sur nos clients, nous avons donc évidemment des besoins en matière d'embauche et de rétention des meilleurs talents.

Amazon Canada compte actuellement 25 000 employés à temps plein et à temps partiel répartis dans cinq provinces. L'entreprise connaît une croissance rapide en raison de la pandémie de COVID-19 et de l'explosion des achats en ligne qui en résulte.

Amazon compte désormais 46 entrepôts et installations logistiques et de livraison au Canada, comparativement à 30 à la mi-2020. D'autres annonces de croissance sont attendues plus tard cette année, selon la société.

Pénurie de main-d’œuvre

Cependant, les plans d'expansion d'Amazon interviennent alors que des segments de l'économie canadienne connaissent d'importantes pénuries de main-d'œuvre. Selon Statistique Canada, le pays a créé 90 200 emplois en août, ce qui le rapproche du niveau d'avant les pertes d'emplois historiques de l'an dernier.

Le taux de chômage au Canada est tombé à 7,1 % pour le mois – comparativement à 7,5 % en juillet – son plus bas niveau depuis le début de la pandémie l'année dernière.

Mais tous les emplois ne sont pas pourvus. L'économiste principal de la TD, Sri Thanabalasingam, a noté vendredi que l'offre de main-d'œuvre n'avait pas suivi le rythme de la forte demande de travailleurs dans les secteurs à forte intensité de contact, comme la vente au détail et la restauration, ce qui entraîne des pénuries de personnel.

Les changements de carrière et les problèmes de santé persistants pourraient être des raisons possibles du manque de travailleurs disponibles.

Une citation de :Sri Thanabalasingam, économiste principal de la TD

Mme Kumar a refusé de dire si Amazon faisait face à une pénurie de main-d'œuvre au Canada, bien qu'elle ait reconnu qu'il y a des endroits où nous avons plus d'occasions que d'autres de pourvoir les postes vacants.

Elle a noté que l'augmentation des salaires était un moyen de garantir que l'entreprise reste compétitive.

Nous continuerons toujours à surveiller la progression de notre marché et à faire les investissements nécessaires dans notre structure de rémunération.

Une citation de :Sumegha Kumar, directrice des opérations d'expédition aux clients canadiens pour Amazon Canada

Plus tôt cette année, Amazon a annoncé une augmentation des salaires de ses nouvelles embauches aux États-Unis à 17 $ l'heure, dans l'espoir d'ajouter 75 000 nouveaux travailleurs dans ce pays.

D'autres entreprises au sud de la frontière, dont McDonald's, Costco et Walmart, ont également augmenté les salaires pour attirer plus de candidats.

Don Drummond, un économiste de l'école d'études politiques de l'Université Queen à Kingston, en Ontario, a estimé que ces employeurs n'avaient pas le choix de hausser leur salaire. Non seulement le risque de contracter la COVID-19 au travail a rendu les employés plus hésitants à travailler au salaire minimum, mais le bassin de candidats potentiels est plus petit en raison des restrictions frontalières et du déclin de la migration internationale pendant la pandémie.

Un contributeur disproportionné de ces emplois à salaire moins élevé est l'immigration. Et elle a été essentiellement réduite à zéro dans les 18 derniers mois, a-t-il observé.

Les employeurs aux prises avec des pénuries de main-d'œuvre non seulement doivent se pencher sur l'amélioration de leur salaire de base, mais ils doivent aussi offrir des avantages sociaux comme des couvertures de soins de santé et dentaires pour les employés horaires, a estimé M. Drummond.

C'est quelque chose qu'on entend beaucoup de la part des travailleurs, a-t-il expliqué.

Ce n'est pas seulement que les salaires sont très faibles, c'est que plusieurs employeurs dans le groupe du salaire minimum ont retiré une grande partie des avantages sociaux qui étaient autrefois accordés.

Une citation de :Don Drummond, économiste de l'école d'études politiques de l'Université Queen

Amazon affirme offrir un accès à des avantages sociaux pour les soins de santé, dentaires et oculaires, ainsi que des programmes de formation et d'éducation pour tous ses employés, indépendamment de leur poste ou de leur ancienneté.

Amazon offre également un bonus de 100 $ aux nouveaux employés et aux employés actuels qui présentent une preuve de vaccination contre la COVID-19. La société a fait face à des épidémies de virus continues dans plusieurs de ses installations tout au long de la pandémie.

Amazon n'a pas imposé la vaccination à ses employés.

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