•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un bureau de vote prévu dans une école élémentaire d’Ottawa dérange

Façade d'une école à Ottawa.

L'école élémentaire Francojeunesse servira de bureau de scrutin le 20 septembre.

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

Radio-Canada

À environ une semaine du jour des élections fédérales, des parents d’enfants fréquentant une école élémentaire francophone d’Ottawa disent avoir été choqués d’apprendre que l’établissement servirait de bureau de scrutin. Ils ont des craintes quant à la propagation de la COVID-19.

Ça suscite toutes sortes de questions à minuit moins le quart, a lancé en entrevue Joël Beddows, l’un de ces parents qui ont été avisés par courriel vendredi soir.

Il soutient que le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) n’a pas discuté au préalable avec les parents du fait que l’école publique Francojeunesse allait servir de bureau de vote le 20 septembre.

On se pose la question. Ont-ils vraiment à cœur la santé de nos enfants? Est-ce qu’ils font tout en leur possible pour les garder en sécurité pendant cette pandémie? Les réponses ne vont pas dans le bon sens, a ajouté celui dont la fille fréquente l’établissement scolaire.

Les élèves de cette école élémentaire du quartier Côte-de-Sables sont, pour la plupart, trop jeunes pour être admissibles à la vaccination contre la COVID-19. Par ailleurs, le groupe de parents inquiets trouve que le fait d’accueillir un bureau de vote est contradictoire avec la politique de l’école empêchant les parents de mettre les pieds dans le bâtiment en raison de la pandémie.

Ça fait deux rentrées de septembre où je n’ai pas vu la salle de classe de mon enfant et où je n’ai jamais rencontré l’enseignante en personne, mais ils sont prêts à accueillir des étrangers dans notre école, a affirmé Shoshanah Deaton, mère d’une élève.

Trois personnes appuyées sur une clôture devant la façade d'une école d'Ottawa.

Mindy Sichel, Shoshanah Deaton et Joël Beddows sont trois parents d'enfants fréquentant l'école Francojeunesse.

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

Huit écoles du CEPEO concernées

Dans un courriel envoyé lundi, le CEPEO explique avoir été approché par Élections Canada comme d’autres conseils scolaires de la province et comme à chaque élection.

Pour cette élection en contexte de pandémie, le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario a établi les critères de sélection des écoles aptes à accueillir un bureau de vote : accès direct menant à l’emplacement du bureau de vote, une ou plusieurs entrées et sorties séparées et aucun contact entre les élèves (y compris les enfants qui sont dans un centre de garde agréé situé en milieu scolaire) et les électeurs, écrit le CEPEO.

Au départ, Élections Canada avait ciblé 20 écoles du conseil scolaire, mais après une analyse basée sur les critères de la province, le Conseil dit n'avoir accepté de louer ses locaux que pour hui écoles, soit cinq à Ottawa et trois à l’extérieur de la Ville, dont le gymnase de l’école élémentaire publique Francojeunesse.

Du côté du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), des bureaux de vote seront installés dans 11 de ses écoles, le 20 septembre.

Élections Canada a indiqué que de nombreux conseils scolaires en Ontario ont refusé d’accueillir un bureau de vote. Pour les écoles où d’autres conseils scolaires ont donné leur aval, des règles sanitaires devront être respectées, a-t-on précisé par courriel.

Dans de nombreuses écoles utilisées comme lieux de scrutin, on peut accéder directement à la salle de vote par une entrée extérieure éloignée de l’entrée principale et des salles de classe. Pendant la pandémie, nous ferons des efforts supplémentaires – notamment en embauchant davantage de personnel électoral et en mettant en place des mesures de sécurité additionnelles – pour nous assurer que les électeurs restent dans la salle de vote ou l’aire d’attente désignée et qu’ils n’ont aucun contact avec les élèves et le personnel de l’école, a-t-on déclaré.

N’empêche, Shoshanah Deaton juge que le risque encouru n’est pas nécessaire, même si des mesures seront en place.

Les parents rencontrés par ICI Ottawa-Gatineau demandent qu’une journée pédagogique prévue pour le 27 septembre soit déplacée afin de coïncider avec le jour du scrutin fédéral et qu'ainsi leurs enfants ne soient pas dans l’enceinte de l’école en même temps que les électeurs.

Si rien ne change, probablement que je vais garder mon enfant à la maison, a indiqué une autre mère, Mindy Sichel, estimant ne pas être seule à envisager cette avenue.

Avec les informations de Fiona Collienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !