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Manifestation contre les mesures sanitaires devant l’Hôpital d’Ottawa

Des manifestants contre les mesures sanitaires.

Le 13 septembre, une manifestation contre les mesures sanitaires a eu lieu devant l’Hôpital d’Ottawa (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Une cinquantaine de personnes ont manifesté lundi après-midi, devant le campus Civic de l'Hôpital d'Ottawa, pour protester contre les mesures sanitaires et les méthodes utilisées pour inciter la population à se faire vacciner.

Ce rassemblement a débuté vers 14 h devant l’établissement et s'est terminé en milieu d'après-midi. Il s'est déroulé dans le calme, sans bloquer la circulation du personnel ou des visiteurs.

Len Faul était sur place. Je ne suis pas anti-vaccin, a mentionné le policier à la retraite, après avoir comparé l'imposition de la vaccination dans certains corps de métier à de l’intimidation.

Est-ce qu’il y a une autre façon de vivre avec [la pandémie] sans pointer du doigt des gens au travail, sans briser des familles, sans briser des amitiés, sans briser des communautés? a-t-il lancé.

Des personnes manifestent avec des pancartes.

Une cinquantaine de personnes ont manifesté, lundi après-midi, contre les mesures sanitaires et le passeport vaccinal devant le campus Civic de l’Hôpital d’Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

L’Hôpital d’Ottawa faisait partie des endroits visés par une série de rassemblements similaires qui ont lieu devant d’autres hôpitaux partout au Canada, à l’initiative d’une organisation appelée Canadian Frontline Nurses.

Une manifestation dénoncée

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a déploré, plus tôt dans la journée, cette manifestation.

En tant que Canadiens, nous avons le droit d’exprimer nos pensées. Cependant, quand ces manifestations se retrouvent sur le chemin du travail critique de nos professionnels de la santé, en pleine pandémie, ça ne passe pas, a-t-il lancé dans une publication Twitter rédigée en anglais, dimanche soir.

L’Association des hôpitaux de l’Ontario et plusieurs autres intervenants, dont les premiers ministre du Canada et de l'Ontario, ont aussi dénoncé ce mouvement.

À ceux qui ont l’intention de manifester à Ottawa demain : tout ce que je vous demande est de respecter les soins de services essentiels qui entrent et sortent de nos hôpitaux, a ajouté le maire Watson.

Il a indiqué s’être entretenu avec le Service de police d’Ottawa, soutenant que ce dernier allait être prêt à répondre en fonction de ce que la situation exigerait.

Quelques dizaines de manifestants tiennent des pancartes sur le côté d'une route.

La majorité des manifestants avaient quitté les lieux, peu avant 16h.

Photo : Radio-Canada / Rémi Authier

Par ailleurs, les conseillers municipaux Catherine McKenney, Shawn Menard et Jeff Leiper ont écrit au directeur général des Services de protection et d'urgence de la Ville, Anthony Di Monte.

Nous vous écrivons pour exprimer que nous nous attendons et espérons fervemment que nos ressources de la Ville sont coordonnées et que les outils appropriés, dans notre autorité légale, seront utilisés pour assurer un accès sécuritaire à l’Hôpital d’Ottawa pour les employés, patients et visiteurs, pouvait-on y lire, selon une capture d’écran partagée par Catherine McKenney, via Twitter.

Lundi avant-midi, plusieurs centres hospitaliers de la région ont réagi sur les réseaux sociaux, avant les rassemblements prévus.

L'Hôpital d'Ottawa a écrit avoir pris les moyens pour assurer la sécurité de son personnel ainsi que des patients. De son côté, l'équipe de l'Hôpital Montfort indique que c'est avec consternation que nous avons appris que des manifestations auront lieu devant plusieurs hôpitaux canadiens, incluant l'Hôpital d'Ottawa.

Ils auraient pu faire ça sur la colline

En entrevue à l’émission Les matins d’ici, Mélanie Viau, infirmière et vice-présidente francophone du Conseil des syndicats d'hôpitaux de l'Ontario soutient que ce genre de manifestation est inapproprié.

Nonobstant des valeurs personnelles de ces gens-là, le syndicat croit quand même que c'est inapproprié de tenir ces démonstrations en avant des hôpitaux, soutient Mme Viau.

C'est pas la place. Ils auraient pu faire ça sur la colline du Parlement, ils auraient pu faire ça devant la santé publique. Pourquoi les hôpitaux? Ce n'est pas les hôpitaux qui ont le mandat d'implanter ces règles-là du gouvernement.

Une citation de :Mélanie Viau, vice-présidente, Conseil des syndicats d'hôpitaux de l'Ontario

On sait dans les dernières semaines qu'il y en a eu d'autres, puis que [certains] ont bloqué l'entrée aux ambulances, soutient-elle. Et ils sont un peu arrogants à certains moments et il y a un peu de violence. Nous, ça nous affecte plus particulièrement parce que dans un sondage, nos infirmières [ont soutenu] que pendant la pandémie, plus de 70 % des infirmières avaient discuté du fait qu'il y a de plus en plus de violences dans les hôpitaux. Ce qui se passe à l'extérieur, ça se passe aussi à l'intérieur, ce qui fait que c'est plus difficile de pouvoir gérer tout ça.

Portrait de Mélanie Viau.

Mélanie Viau, infirmière auxiliaire depuis 23 ans à Ottawa, et vice-présidente francophone du Conseil des syndicats des hôpitaux de l'Ontario (Archive).

Photo : Radio-Canada / Fiona Collienne

Même si le personnel n’est pas nécessairement visé, puisqu’ils utilisent habituellement des entrées différentes, la pandémie a son lot d’impacts selon Mme Viau.

Les membres de notre personnel sont vraiment à bout, ils sont fatigués, poursuit-elle. Il y a quand même un pourcentage de syndrome de stress post-traumatique suite à ce que nous avons [vécu]. C'est vraiment une situation qui n'est pas évidente.

La représentante syndicale appelle au calme et au civisme lors de telles manifestations.

De juste s'il vous plaît de ne pas bloquer les entrées, surtout pour l'urgence, de ne pas harceler ou devenir violent avec des patients qui viennent pour des traitements ou le personnel, conclut-elle.

Avec les informations de Rémi Authier

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