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En Ontario, politiciens et associations dénoncent les manifestations antivaccination

Des personnes manifestent et certaines tiennent des pancartes montrant leur opposition aux politiques sur la vaccination.

Des personnes manifestent devant le quartier général de la police le 2 septembre au lendemain de l'annonce de la mise en place d'un passeport vaccinal. D'autres manifestations seraient prévues cette semaine.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

L’Association des hôpitaux de l’Ontario (OHA) a publié un communiqué, dimanche après-midi, demandant aux activistes antivaccination qui s’apprêtent à manifester devant des hôpitaux de la province lundi de rester « pacifiques » et « respectueux envers les patients ».

Une organisation nommée Canadian Frontline Nurses (Infirmières de première ligne canadiennes, traduction libre) a publié des avis de veillées silencieuses qui devraient avoir lieu dans les 10 provinces, affirmant qu'elles sont censées critiquer les mesures de santé publique mises en place pour freiner la propagation de COVID-19.

Les organisateurs disent prendre position contre ce qu'ils appellent les mesures tyranniques et les excès du gouvernement, ajoutant qu'ils n'encouragent pas les infirmières à quitter leur poste ou à abandonner les patients.

Lors de manifestations [qui ont eu lieu] le 1er septembre, certains individus ont entravé l'accès des patients et harcelé les travailleurs de la santé, a repris l'OHA.

Le premier ministre ontarien Doug Ford a d’ailleurs publié un tweet sur le sujet, dimanche.

Les manifestations à l'extérieur des hôpitaux sont égoïstes, lâches et imprudentes. Nos travailleurs de la santé ont tant sacrifié pour assurer notre sécurité pendant cette pandémie. Ils ne méritent pas ce genre de traitement, ni maintenant, ni jamais. Laissons nos travailleurs de la santé tranquilles, peut-on lire sur le fil twitter de M. Ford.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, a fait de même quelques heures plus tard.

[Je suis] extrêmement déçue de voir nos hôpitaux et notre personnel être la cible de protestations après tous leurs sacrifices pendant la pandémie. Manifester pacifiquement est un droit, mais les patients et nos héros de la santé ne méritent pas d'être intimidés ou empêchés d'accéder aux soins ou de les dispenser, a-t-elle publié.

Le maire de Toronto John Tory a lui aussi utilisé Twitter pour affirmer son désaccord avec ceux qui manifestent contre la vaccination.

Nous avons tous le droit de manifester, mais abuser de ce droit afin de harceler les gens à l'extérieur d'un hôpital et de diffuser de la désinformation sur les vaccins au milieu de la pandémie est inacceptable et inadmissible, a-t-il déclaré.

Le Service de police de Toronto se tient quant à lui prêt à intervenir en cas de débordements. Nous respectons le droit à une manifestation pacifique et légale, mais les opérations hospitalières et la sécurité publique ne peuvent être perturbées de quelque manière que ce soit.

Dans un communiqué, le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), Warren Thomas, a soutenu que le personnel des hôpitaux mérite notre respect et notre gratitude pour avoir risqué leur vie pour prendre soin de nous au cours des 18 derniers mois, et non des manifestations de colère.

La cheffe de l’opposition à Queen’s Park, Andrea Horwath du Nouveau Parti démocratique, a rappelé qu’elle désire qu’une loi soit votée afin de protéger ceux qui sont la cible de ces manifestants.

Les patients atteints de cancer et les héros de la santé épuisés méritent d'être protégés contre le harcèlement. Mon projet de loi sur la zone de sécurité ferait de cette intimidation ciblée une infraction provinciale. Au lieu de se cacher, Ford peut revenir au travail et adopter mon projet de loi pour arrêter le harcèlement dès maintenant, a-t-elle écrit sur Twitter.

Mme Horwath a déclaré la semaine dernière espérer qu’une loi soit votée pour établir une zone tampon devant les lieux ciblés par les manifestants antivaccination, dont les restaurants et les hôpitaux.

Plusieurs restaurateurs se disent la cible de harcèlement de la part des activistes antivaccination. La restauratrice Jen Agg, entre autres, a confirmé à CBC News que des manifestants opposés au passeport vaccinal se pressent depuis des semaines devant les terrasses de ses établissements, tapant sur des casseroles, criant des injures aux clients et la traitant de nazie, entre autres.

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